Reçu il y a deux semaines par les éditions Soleil, Geek Battle est un roman qui rappellera à ceux de ma génération les petits romans : « livres dont vous êtes le héro » .  Ici, comparativement à ces anciens bouquins, nous n’aurons pas de réel choix tout au long de la lecture.  Ces Snoopbook se lisent comme des romans traditionnels de la page 1 à la 200 à la seule différence qu’il est parsemé de tout un tas de petits indices.  Ceux-ci nous permettent ainsi de nous mettre un peu plus dans la peau du héro et de suivre avec lui le déroulement de l’enquête.  Chaque indice est superbement réalisé (que ce soit un simple petit mot, un article de journal ou même des photos), renforce un peu plus le réalisme et nous plonge encore plus dans l’histoire.  Le livre se lit d’une traite jusqu’à ce qu’on arrive à une dizaine de pages scellées.  A ce moment là, on nous propose alors soit de tenter de trouver le coupable par nous même, ou simplement de détacher la fin et finir le livre comme un polar traditionnel.

Tout d’abord le pitch du livre:

Wilfried est en première année à Stanford, l’université où se déroule le plus grand concours Geek jamais imaginé : Le Geek Battle. Il décide de tenir un journal de bord pour rendre compte de ses aventures dans ce tournoi qui dure plusieurs semaines. Mais un jour à peine après le lancement, un jeune étudiant est retrouvé mort au pied d’un immeuble. La police conclut au suicide, mais sa petite amie est persuadée que c’est impossible. Wil va être malgré lui poussé à mener l’enquête quand il met par hasard la main sur un élément qui lui donnerait raison.

Clairement ciblé pour un public ado, il n’empêche que j’ai quand même pris beaucoup de plaisir a lire ce livre et découvrir ces pages remplies des petits croquis et références geek (bornes d’arcades, logo Star Wars, héros de comics, space invaders…).  L’histoire se dévore rapidement et on s’attache de suite à ce jeune geek un peu maladroit et surtout très malchanceux.  Pour ce qui est du dénouement de l’histoire, je l’ai trouvé assez simple d’accès; il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre qui était le fameux coupable.  J’ai d’ailleurs commencé à penser à lui a partir du milieu de l’histoire.

Seul petit point noir (qui n’est qu’un avis personnel, certains trouverons peut-être ça bien pratique) : je trouve qu’il y un trop grand nombre d’encarts tout droit sortit de Wikipédia, parfois pour des explications futiles comme les termes fps ou mmorpg.  Mais d’un autre coté, je peux le comprendre car si ils veulent toucher un large public, il vaut mieux penser à tout car tous ne connaissent peut-être pas tous ces termes quelques fois archaïques.

En tout cas, je peux vous le conseiller.  Il est très agréable à lire sous forme de petit journal personnel, et puis bon, l’objet en lui même est déjà collector avec tous ses petits à-coté.

Dans la même collection, il existe également: Mission M’other (axé sf, ce dernier m’attire également) et Chloé and the dark light.  Ils seront disponibles à partir du 24 août pour 19,90 €.