Dead Island est le jeu qui aura créé un énorme buzz dès la sortie de son premier trailer en début d’année (pour ceux qui l’auraient loupé, cliquez ici).  Avec une telle entrée en la matière, ce jeu était attendu par une grosse communauté de fans et bien souvent une grosse attente comprend un gros risque de déception.  Je dois avouer que ce jeu divisera et ne plaira pas à tous, quand à moi vous le comprendrez très vite, j’ai adoré parcourir et trucider du zombie sur l’île de Dead Island.

Il a certes quelques petits défauts, mais tout au long de mon avis vous comprendrez très vite qu’ils se font oublier au fil des heures de jeu.  En parlant d’heure de jeux, j’en suis à plus ou moins 35h, autant dire que j’ai pris et prends toujours beaucoup de plaisir sur ce Dead Island!

Démarrons de suite sur la partie qui fâche le plus dans ce jeu : les graphismes.  On remarque de suite que le moteur graphique date un peu, cela se ressent sur la pauvreté des textures et sur le crénelage fort présent.  Le jeu souffre également de gros problèmes de clipping et d’affichage tardif des textures.  Tout cela n’empêche pas d’avoir un jeu agréable à l’œil surtout pour un jeu pour un monde « semi-ouvert ».  On prend énormément de plaisir à passer du sable fin à la forêt tropicale en passant par la ville totalement dévastée.  Une chose appréciable, le jeu est fluide et les chargements ne sont pas trop long durant les parties en coopération.

La bande son est magistrale, ne vous attendez pas à des morceaux de musique inoubliables, mais j’ai trouvé l’ambiance sonore très convaincante.  Les petits bruits et les cris que l’on entend au loin renforce cette sensation flippante qui nous oblige à rester aux aguets à chaque recoin.  Petit plus : les voix (le jeux est en anglais entièrement sous-titré en français) sont très bien jouées.

Le gameplay est vraiment bien pensé, le jeu se prend en main assez rapidement malgré une petite raideur dans les mouvements du personnage.  Le level design est superbement bien créé pour nous offrir une zone de jeu énorme avec des missions qui nous ferons toujours traverser par des endroits stratégiques et dangereux à souhait.  Mon seul regret étant comme je le disais plus haut : ce monde est « semi-ouvert »; nous ne sommes pas face à une grande carte ouverte, cette dernière étant divisée en plusieurs parties avec ses zones de chargements certainement dû à des limitations techniques pour jouer en coopération.  Ce qu’il faut de suite retenir c’est que l’on n’est pas face à un gameplay nerveux de type FPS, je le comparerai plus à un Oblivion ou un Fallout, beaucoup de quêtes, de dialogues et des combats principalement menés à l’arme blanche.  Les armes a feux n’étant disponibles qu’à partir du milieu du jeu et en quantité très limitée, ne vous attendez pas à mitrailler du zombie dès les premières minutes de jeu!

Le scénario est assez basique dans le genre survival horror : en gros on a notre petite ile et une infestation contamine la population la transformant en zombie.  Quelques survivants luttent pour leurs survie, étrangement les quatre héros du jeu sont immunisés contre cette contamination.  Le background de ces quatre personnages est très détaillé et nous présente leur histoire.  Je regrette juste que les développeurs n’aient pas été jusqu’au bout des choses en offrant plusieurs histoires ou au minimum de véritables interactions propres à chaque protagoniste lors des phases de dialogue.  Ici, mis à part cette petite mise en bouche, le fait que l’on prenne tel ou tel héro ne changera rien sur notre façon de jouer.  Nous retrouverons deux femmes : Xian, une asiatique experte dans le maniement de lames et Purna qui elle préfèrera les armes à feu.  Il y a également deux hommes : Logan un pro du lancé de couteau et Sam B, la caricature même du rappeur américain qui lui préfèrera les armes contondantes tel que la batte de baseball.  Ils offrent chacun leurs propres arbres de compétences, réfléchissez donc bien lors de votre choix.

La durée de vie de Dead Island est juste énorme.  Comme je le citais plus haut, il m’aura fallu plus ou moins 35h pour boucler le jeu (quêtes principales et annexes comprises).  Le mode coopération offre une re-jouabilité incalculable.  Personnellement j’adore continuer sur ce jeu avec des amis malgré le fait que je l’ai fini, un peu comme pour Dead Rising.  D’autant plus que le jeu offre une montée jusqu’au level cinquante de notre personnage et pour ce faire il vous faudra de la patience car on n’y arrive pas en une seule partie.

En conclusion, Dead Island offre un joli mélange entre Left4Dead et Dead Rising avec un coté plus sérieux.  Beaucoup lui ont trouvé un tas de défauts et se sont arrêtés à ça.  Moi j’avoue prendre énormément de plaisir à jouer.  Il faut dire que je n’ai jamais été à la courses aux graphismes, pour moi un bon jeu n’est pas forcément un beau jeu!

Par contre je ne voudrais pas terminer cet article sans parler d’un point noir qui m’a le plus énervé : le système de sauvegarde.  Je l’ai trouvé assez hasardeux, on ne sait jamais quand le jeu va faire sa petite sauvegarde et parfois on se surprend à attendre plusieurs minutes avant de voir arriver cette précieuse sauvegarde et ainsi pouvoir quitter le jeu la conscience tranquille.  Je me demande pourquoi les développeurs n’ont pas inclus un système de sauvegarde basique dans le menu pause ou au moins un sauvegarde automatique à l’instar de certains jeux lors de passage de portes ou à chaque action importante.