Le voici enfin arrivé, le grand Forza Mtorsport 4.  Deux ans après la sortie de Forza 3, ce que beaucoup de monde se demandent : est-ce que les nouveautés présentes dans ce nouvel opus valent la peine de passer par la case achat?  Je vais tout de suite y répondre avec un grand OUI, surtout si vous êtes comme moi un fan de la série ou tout simplement un amoureux des belles carrosseries!

 

Pour les graphismes, les studios de Turn 10 ont encore une fois réussi à nous en mettre plein la vue.  Les voitures sont toutes fidèlement reproduites au millimètre près, on prend un plaisir fou à scruter les moindres petits éléments présents sur chaque bolide.  Chaque modèle est mis en avant et ce principalement dans l’Autovista où là on frise la perfection.  L’habitacle à été revu à la hausse par rapport au Forza 3, toutes les voitures ont subi un très bon lifting et sont agrémentées d’un intérieur riche en détails.  De plus, la modélisation des dégâts est elle aussi encore plus poussée, chaque petit contact aura ses conséquences : griffes, bosses, phares brisés… et ce avec une localisation très précise.

Les décors ne sont pas en reste, les circuits connus sont conformes aux originaux, quant aux circuits crées de toutes pièces ils sont très agréables aussi bien pour leur tracé que visuellement parlant.  Le couleurs sont éclatantes, même trop peut-être, je me suis étonné pour une fois d’abaisser la luminosité au lieu de l’augmenter.  Par contre beaucoup de monde attendaient l’arrivée des changements climatiques et du cycle jour-nuit, il n’est toujours pas présent dans ce Forza 4.  Personnellement ça ne me dérange pas plus que ça, il est très rare que je roule sous la pluie ou en pleine nuit.

Coté gameplay, on ne change pas une recette gagnante, les voitures ont un comportement toujours aussi agréable à prendre en main et diffèrent réellement suivant le type de voiture que l’on conduit, une très grosse avancée a été apporté au niveau du grip des pneumatiques, on ressent bien que le comportement de notre voiture change suivant la gomme choisie.  Les différentes aides à activer ou désactiver raviront tout les types de joueurs, aussi bien les occasionnels que les férus de simulation, de quoi faire plaisir à tout le monde!

J’aurais juste un petit point noir à mettre sur ce très beau tableau, cela concerne le comportement des adversaires.  Loin d’être mauvais, l’IA est juste parfois trop agressive, les adversaires ne s’occuperont jamais de votre trajectoire et vous couperons régulièrement la route.  Par contre ils ne sont pas exempts d’erreurs et ça c’est quelque chose que j’apprécie énormément, voir une IA qui peut parfois se vautrer en beauté dans le décor après avoir raté son freinage.

Quelques nouveauté ont été ajoutées en plus des courses traditionnelles, on retrouvera ici parmi les courses traditionnelles : un mode de jeu « bowling » qui nous forcera à faire le meilleur score en faisant tomber le maximum de quilles sur un parcours prédéfini et le rally-cross qui lui mettra à l’épreuve nos talents de pilotes en passant entre des cônes placés stratégiquement histoire de corser le challenge.  Des petits mode de jeu qui ne révolutionnent pas le genre mais qui ont le mérite de donner un peu de fun au milieu des courses.

   

La bande son nous en met plein les oreilles, on arrive sans trop de mal à reconnaitre le bruit des différents moteurs (entre le ronronnement d’un gros V8 Américain et le cri strident d’une Italienne mon cœur balance).  J’émettrai juste un gros bémol sur les musiques choisies, autant dans les menus on a parfois des titres qui se laissent écouter, autant en pleine course j’ai tout de suite préféré couper la musique électro.  Ce n’est pourtant pas les bons groupes de rock qui manquent sur terre.

  

La durée de vie est toujours énorme, ceux qui ont l’habitude de jouer à Forza savent de quoi je parle.  Un mode carrière qui vous prendra facilement 80-100 heures de jeu, un gros point fort de ce mode carrière en plus de ses courses très diversifiées, la difficulté sera adaptée suivant votre niveau, en effet, nous ne trouvons plus la possibilité de choisir entre facile, moyen ou difficile, ici suivant vos performances les adversaires seront plus ou moins coriaces.  Au final je les ai trouvés a chaque fois assez facile, je n’ai pas vraiment eu de courses où le résultat sur la ligne d’arrivée était serré et ce après quatre saisons.

Ce très gros mode carrière est accompagné d’un mode multijoueur encore plus complet qu’avant et ce jouable à 16, cela nous fait donc deux fois plus que dans Forza 3.  Une grosse nouveauté dans ce multijoueur : le mode rival, il propose différents défis que l’on retrouve dans le mode solo à la seule différence qu’ici on se bat contre un fantôme choisi au hasard ou par nos soins dans notre liste d’amis, un mode de jeu que j’ai tout particulièrement apprécié.

Dans ce Forza 4 nous avons également la possibilité de partager nos voitures dans un garage spécifique à un club créé, une très bonne chose surtout lorsque l’on connait le prix de certaines voitures.

En conclusion, avec sa réalisation sans failles et son gameplay taillé aux petits oignons, je ne peux que vous conseiller cet excellent jeu de voitures.  Encore une fois Turn 10 écrase la concurrence et se place fièrement sur le haut du podium!  Certains râleront pour les quelques imperfections, mais elles sont tellement minimes qu’il serait bête de se priver de Forza Motorsport 4 juste pour ça.  N’hésitez pas et foncez vous le procurer les yeux fermés!