Dès que l’on parle de Tomb Raider ou de Lara Croft, cela évoque de suite des souvenirs pour tout le monde.  Qui osera dire qu’il n’a jamais joué à un Tomb Raider ou pire n’a jamais entendu parler de l’icône de cette licence, Lara Croft ;).  Faire resurgir cette licence et qui plus est en y implantant pas mal de nouveautés c’est bien souvent s’aventurer sur une pente savonneuse, et là les petits gars de Crystal Dynamics ont fait du très bon boulot.

On démarre l’aventure avec une jeune Lara Croft de 21 ans qui est une pure novice, elle n’a pas encore son instinct d’aventurière, elle est maladroite, a souvent peur et est submergée de doute.  Lara Croft devra retrouver ses amis suite au naufrage de leur bateau sur une île très particulière (qui a dit LOST?).  Tout au long de l’aventure nous découvrirons pourquoi nous nous somme crashé sur cette île.  Mais surtout nous allons y trouver tout un tas de cultes obscurs.  On y découvre surtout une Lara Croft qui va se forger un caractère qui la pousse à se surpasser, c’est la première fois que je vois un personnage évoluer de cette façon dans un jeu vidéo.

Etant donné sa richesse et le nombre de rebondissements (cela m’est arrivé plus d’une fois de me dire oh ça va être la fin… et puis non… l’aventure continue, et je ne suis pas le seul dans ce cas), je préfère ne rien dire de plus sur ce scénario.  N’oubliez pas que cet épisode mérite son Pegi 18, il est bien plus mature (et gore par moment) que les précédents épisodes, il touche clairement un public adulte.

En tout cas, cette nouvelle Lara c’est un peu la John Mclaine du jeu vidéo, elle s’en prend plein la tronche mais ne recule jamais!

 

Le gameplay a été revu et corrigé, Tomb Raider a pris un sacré coup de jeune et est bien plus accessible et aussi plus impressionnant.  Lara se prend bien plus facilement en mains qu’auparavant, fini les sauts au millimètre (ou au pixel) près, vous courez vous sautez tout se passe à merveille.  On retrouvera comme d’habitude pas mal d’énigmes dans des tombeaux à explorer, malheureusement j’ai trouvé les énigmes un peu trop facile à mon goût.  Si vous vous souvenez des anciens Tomb Raider, on avait parfois de vrai casse tête chinois qui nous prenait pas mal de temps à résoudre.  Du coup ici on joue plus sur l’exploration que la recherche de solution en elle même.

Autre nouveauté, le jeu a un coté très cinématographique qui a un rendu plus qu’excellent, on passe très fluidement d’un séquence de gameplay à une cinématique pour ensuite avoir un Quick-time event.  Le tout en ayant des changements de plans de caméras très dynamique sans que l’on ai des temps d’arrêts, on n’a pas le temps de reprendre son souffle, il faut avancer!  Moi qui suis d’habitude du genre à râler sur les quick-time event, dans ce Tomb Raider, on est servi, mais à chaque fois c’est judicieusement placé et ils nous laissent généralement du temps pour gérer le truc (même si dès le premier QT je me suis ramassé un rocher sur la tronche 😉 ).

Coté multijoueur, certes c’est une bonne idée d’avoir ajouté ce mode de jeu, mais j’en ai vite fait le tour et je l’ai surtout vite zappé.  Pour moi Tomb Raider reste et restera un jeu solo (a la limite je ne suis pas contre un peu de coop), ce n’est pas le multi qui ajoute une plus value au jeu mais je suis certain que certain y trouveront leur compte et y prendront beaucoup de plaisir.  D’un coté on a de quoi faire avec le solo et ses quelques vingt heures de jeu (en fouillant tout).

   

Graphiquement, Tomb Raider est juste magnifique, on en plein les yeux tout au long de notre aventure.

Les décors ont été soigné aux petits oignons, et ça m’arrange, moi qui adore explorer et découvrir chaque recoin d’un jeu d’aventure, ici j’ai été servi.  Tout est rempli de jolis détails, l’environnement général a subis un gros travail et on prend un plaisir fou à parcourir l’île.  Il y a un soucis du détail qui est remarquable sur les environnements, j’avoue avoir rarement pris autant de plaisir à scruter chaque catacombe et chaque lieu, surtout que tout est différent, on a rarement le syndrome de clonage.

De plus, encore une fois car cela se voit de plus en plus dans les nouvelles productions, l’écran totalement libre, aucune interface n’est présente, cela nous confère une immersion totale!  L’ambiance générale a été peaufinée au maximum, on y croit et les développeurs ont réussis à nous transmettre tout un tas d’émotions tout au long de notre périple.  Dès le début on est dedans et on sent que la pauvre Lara a du mal à s’en sortir et on souffrirait presque pour elle.

Je me répète, mais une chose est certaine, graphiquement Tomb raider est magnifique, je me suis même surpris à me dire que nos consoles actuelles pourraient tourner encore quelques années avec ce genre de moteur graphique.  Le seul défaut technique que je peux relevé et que j’ai trouvé étrange, la qualité de l’eau en général, parfois on a plus l’impression de patauger dans du goudron que de la simple eau sale.

Pour revenir sur l’ambiance, les bruitages sonores sont très bon, avec une bonne installation on y entend tout les petits détails de la forêt.  Les doublages en français sont plutôt convaincants, même si par moment j’ai eu l’impression que Lara Lisait un texte devant elle, les musiques quand à elles, elles sont magistrales et nous plonge encore plus dans l’aventure.

Pour finir, je n’aurais qu’une chose à dire, que vous soyez fans de Tomb Raider ou de jeu d’aventure en général, foncez acheter le jeu les yeux fermés.  Pour moi c’est certainement le meilleur Tomb Raider et il annonce du bon pour le futur de Lara Croft.  Un jeu qui vous prend aux tripes du début à la fin et surtout on a du mal à lâcher le gamepad une fois la session de jeu lancée, vous risquerez de passer quelques nuits blanches ;).  Le seul vrai défaut qu’on pourrais donner à ce Tomb Raider, c’est qu’une fois fini on a envie de continuer, mais comme d’habitude, toute les bonnes choses ont une fin.

Si jamais Sideshow m’écoute, faites une statue de cette nouvelle Lara, elle aura une belle place à côté de celle produite par Adam Hughes (dont le shooting est dispo ici).

A survivor is born…