Je pourrais très bien résumer mon avis en quelques lignes en vous disant simplement que Bioshock : Infinite est une pure tuerie et qu’il faut absolument l’acheter.  Mais bon cela ne serait pas très objectif et manquerait clairement de contenu même si cela résumerait bien mon ressenti sur cette bombe.  Donc en gros vous l’avez déjà deviné, j’ai adoré ce nouvel opus de Bioshock.

Un peu comme dans les précédents opus, Booker DeWitt est à l’instar du Hero des anciens Bioshock, embarqué dans un endroit étrange par deux inconnus un peu barge sur un barque.  Ils nous déposent face à une espèce de phare puis se cassent nous laissant seul, dans le genre on te débarque dans un coin lugubre et débrouille-toi on fait fort.  Ensuite arrive la montée vers Columbia d’une façon qui ferait flipper n’importe qui.  Columbia, superbe ville flottante qui recelle bien des surprises pour un simple new-yorkais.

Ce chère Détective part pour cette belle destination pour d’obscures raisons, au départ nous allons là-bas pour chercher une jeune fille du nom d’Elizabeth et de la ramener à New York, ce qui lui permettra d’effacer une certaine dette. Au final cette Elizabeth est prisonnière à Columbia et notre ami Booker aura fort à faire pour la libérer.  Il découvrira d’ailleurs au fil du temps que cette Elizabeth a quelques pouvoirs assez impressionnants   Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire qui doit être vécue sur le moment et surtout sans spoil!

   

Bien que très beau techniquement, ce n’est pas sur ça qu’il brille le plus, c’est surtout artistiquement parlant qu’il est au top.  L’univers steampunk dont je suis plus que fan est superbement rendu ici, la ville de Columbia est riche en détails.  D’autant plus que la ville évolue vraiment au fil de notre aventure (je ne vous dis pas pourquoi au risque de gros spoil).  Cela vous arrivera régulièrement de vous arrêter pour admirer un monument ou une affiche car tout y est pour vous mettre dans une ambiance dépaysante.  En tout cas, si vous voulez une claque graphique et que vous avez un pc qui tourne optez pour cette solution, ici sur xbox c’est certe beau mais très loin de la version pc quand même.

Je ne sais pas si c’était voulu, mais ce qui m’a le plus choqué coté graphisme, ce sont les personnages « ambiant » du jeu.  Je les ai tous trouvé très aseptisés, on se serait cru face à des automates de foire pour la plupart, c’est dommage car les décors étaient magnifiques et ce petit défaut rend de suite la ville de Colombiana moins vivante.

 

Le gameplay se rapproche très fortement aux précédents Bioshock il est juste un peu plus nerveux et axé action mais cela n’enlève en rien le plaisir de jouer.  Malgré tout, certain regretterons peut-être de ne plus retrouver l’atmosphère oppressant des premiers avec leurs couloirs sombres et dangereux.  Pour ma part je trouve cela bien d’avoir un peu casser le traditionnel couloir renfermé pour se retrouver sur une ville semi-ouverte et surtout à ciel ouvert, cela nous ajoute pas mal de nouveautés au gameplay.  Ces nouveautés se remarquent surtout grâce au grappin qui nous permet d’utiliser des rails pour se déplacer et combattre nos ennemis d’une façon totalement différente et très dynamique.  On y retrouve bien évidement les différents pouvoirs (j’ai adoré le pouvoir des corbeaux), ce ne sont plus des plasmides mais des toniques, un changement de nom qui au final ne changera rien.  Les armes sont toujours très stylée et colle parfaitement à l’univers, on passe d’un simple pistolet à une grosse sulfateuse, nous ne pourront transporter que 2 armes à la fois et surtout très peu de munitions, il faudra être prudent lors des défourraillages.  Chose étonnante, ce Bioshock introduit un bouclier, cela rend le jeu certainement un peu plus facile.

Bioshock : Infinite a une très bonne durée de vie de plus d’une dizaine d’heures, le fait que l’éditeur ait abandonné le multijoueur n’est pas pour me déplaire car dans le Bioshock 2 je n’avais vraiment pas aimé ça.

En conclusion, ce Bioshock : Infinite est une suite digne de ce nom, il reprend les codes principaux de ses aînés mais modifie assez son univers pour qu’on ne se retrouve pas sur un simple copier collé, chose que l’on rencontre trop souvent sur des suites.  Je pense qu’il peut aussi bien plaire aux puristes des Bioshock qu’à un joueur qui recherche un bon fps solo à se mettre sous la dent car l’action y est frénétique.  Au final foncez, on est en présence d’un très bon GOTY.