J’avoue que j’attendais avec une certaine appréhension cet Assassin’s Creed IV : Black Flag, je commençais vraiment à me lasser de l’histoire qui tournait un peu en rond.  Mais à ma grande surprise, cet épisode d’Assassin’s Creed, est certainement l’épisode qui aura réussis à renouer mon amour pour cette licence.  Ici l’univers des pirates me réjouis au plus haut point (mes deux univers favoris, le steampunk-post apocalypse et la piraterie),  du coup là je me suis plongé dans le jeu avec un très grand plaisir.

 

Le scénario est pas mal chamboulé dans cet opus d’Assassin’s Creed, je ne vais pas trop m’étaler dessus au risque de gros spoil, mais une chose est certaine il vous surprendra car l’esprit même des Assassin’s Creed a un peu disparu.  Dès la première minute de jeu on est mi dans l’ambiance de piraterie avec un navire qui se fait attaqué de toutes parts.  On incarne ici un vrai pirate qui n’a rien à voir avec l’ordre des Assassins.  On se retrouve donc avec un Assassin corsaire qui me fait un peu penser à un renégat qui ne veut pas du tout suivre le code d’honneur des assassins, à tel point que lors de certaines missions secondaires où l’on part chasser des Templiers il réclame toujours son butin à l’assassin qui l’embauche.

Une chose est certaine, malgré tout ce que j’ai pu entendre comme de quoi le scénario était mauvais, moi j’ai vraiment adoré jouer dans cet univers de piraterie, et j’en redemande!  A quand une vraie nouvelle licence sur ce thème?

   

Graphiquement, Black Flag tourne avec le même moteur que pour le troisième opus, avec ses qualités et ses défauts, le jeu est très beau mais fortement aliasé.  Ceci étant, cela ne nous empêche pas d’admirer les sublimes décors de toutes les petites îles.  Le level design est plus que réussis ce qui renforce l’immersion dans cet univers tropical.

J’ai également adoré l’ambiance sonore du jeu qui nous met encore plus dans la peau d’un pirate, les chants sur la navire restent gravées dans notre tête et on se surprend à les fredonner une fois le jeu éteint.

 

Le gameplay quand à lui c’est de l’Assassin’s Creed pure et dure, rien n’a été changé depuis le troisième opus, les combats sont toujours aussi dynamique même si la caméra ne se positionne pas toujours dans un bon angle.  Nouveauté dans l’arsenal, une sarbacane qui remplace un peu l’arc avec ses flèches spéciales.  Quelques petits ajustements également du coté de la navigation, sur votre gros navire de guerre une vitesse a été ajouté en déployant nos voiles (tant mieux je dirais vu les miles nautiques qu’on nous fera faire), ensuite l’arsenal de votre navire s’étoffera avec une nouvelle arme frontale, un petit lot de mortier qui font énormément de dégâts.

Les combats avec les navires légendaires sont impressionnant aussi bien par leur taille que par leur puissance de feu.  En gros on est en face d’espèce de boss de jeu traînant aux quatre coins de la map, un vrai challenge qui peut rapporter gros!

 

La durée de vie d’Assassin’s Creed IV : Black Flag est franchement très bonne, avec toutes les missions annexes d’assassinats et de chasses aux trésors on a de quoi faire.  Pour avoir les 100% comptez au moins 70h de jeux, cela vous laisse de quoi patienter pour la sortie des nouvelles consoles ;).

Par contre pour le multijoueur, ne vous attendez pas à une révolution, on reprend ici tout les modes de jeu d’Assassin’s Creed III, un peu décevant car j’aurais bien aimé y voir des combats navals sur le multi, cela aurait pu être très fun.

En conclusion, si comme moi vous avez adoré les batailles navales et le coté « piraterie » très peu présent dans le 3ème opus, vous allez adorer celui-ci.  Certains fans seront très certainement surprit par la tournure de l’histoire qui laisse vraiment en arrière plan les templiers et tout ce qui touche Abstergo.  Au final, je me dis qu’Ubisoft aurait peut-être du appeler cet opus Assassin’s Creed : Black Flag et non Assassin’s Creed 4 histoire de bien montrer le partit prit de cet épisode.  Du coup, pas la peine d’hésiter et partez à l’aventure sur votre navire et prenez du plaisir à aborder les frégates espagnoles.