Si il y a bien un jeu que j’attendais énormément en cette fin d’année c’est Sunset Overdrive.  J’ai été séduit dès les premiers trailers avec son humour décalé et son univers très coloré!  Ces genres de grosses attentes sont souvent signe de déception, et pour une fois cela a été tout le contraire.

Bon autant le dire de suite, j’ai adoré et je suis toujours autant à fond dessus et ce même après plus de trente heures de jeu!  Je vais tenter de vous expliquer pourquoi j’aime autant Sunset Overdrive.

 

L’histoire nous met dès le début dans la peau d’un jeune paumé qui s’occupe de ramasser les ordures pendant un concert jusqu’à ce que tout tourne mal à cause d’une surdose d’Overdose, cette espèce de boisson énergisante non autorisée par le gouvernement.  La catastrophe prend des allures de fin du monde, surtout vu la tronche des overdosés.  Notre héro de pacotille va donc tenter de s’allier avec quelques collègues pour remettre de l’ordre dans tout ça, on démarre avec une petite bande de geeks accros aux jeux vidéo, un groupe de scout-bushido un autre plus porté sur les jeux de rôles et finalement les Las Catrinas pour qui nous devrons aider une mystérieuse cheerleader ninja, autant dire, que du beau monde.

Un scénario qui tient sur un post-it, mais qui a le mérite de ne pas se prendre au sérieux et il nous fournir une belle dose d’humour, les quêtes n’étant à chaque fois qu’un prétexte pour aller défourailler du monstre, je suis particulièrement client de ce genre d’humour!

   

Le gameplay est assez technique et surtout très nerveux, le tout en restant accessible et sans prise de tête.  Quand on regarde quelqu’un jouer à Sunset Overdrive, la première chose qu’on peut se dire c’est « ooh bordel c’est quoi tout ça? », car oui les parties de free-run et surtout les phases de défense des cuves d’overcharge sont un vrai foutoir.  Pourtant manette en main tout se passe très bien, il faut par contre un certain temps d’adaptation pour contrôler au mieux notre personnage et assimiler toutes les techniques de grind ou de saut.  Sans ça, vous ne resterez pas longtemps vivant, votre vie ne se régénérant pas automatiquement et surtout les vagues d’ennemis se faisant de plus en plus oppressantes, il est primordial de rester mobile dans toutes les situations.  De plus, faire tout cela vous permettra également d’augmenter votre niveau de combos et ainsi pouvoir utiliser vos différents rush.  Ces rush sont le cœur même de l’amélioration de votre personnage, il y en a qui seront à utiliser sur vos armes qui leur donneront une capacité bien spécifique comme des dégâts de feu, explosion voir même de faire apparaître des fleurs à l’impact des balles… Bah oui c’est important les fleurs!  D’autres se placeront sur votre personnage, ils sont très nombreux et variés, il faudra d’ailleurs jongler avec eux pour les combats avec les ennemis, certains étant plus costaud que d’autres.

J’ai pu lire à certains endroits que le jeu manquait de challenge et avec une aide à la visée un peu trop prononcée, j’invite ces personnes à finir tous les challenges et on en reparlera ;).

La durée de vie est plutôt bonne car après plus de trente heures de jeu, je suis loin d’avoir fini à 100% le jeu.  L’histoire principale devrait vous tenir un peu moins de dix heures, ce qui est déjà pas mal, à cela ajoutez un paquet de missions secondaires, un grand nombre de défis et surtout, comme dans tout bon open world qui se respecte, les fameux objets à collecter.  Ces objets en plus de fournir des succès complètement inutiles (paroles dites mot pour mot par le héro dans le jeu), ils vous permettront d’acheter des rushs de plus en plus puissants, cela devrait être suffisant pour vous pousser à étoffer votre arsenal et fouiller les moindres recoins pour trouver les précieux papier cul ou chaussures puantes qu’il vous manquerait.

Si cela ne vous suffit pas, il y a bien évidemment le mode multijoueur, un savant mélange de coopération et de compétitivité, en effet, nous devront coopérer entre potes dans les diverses missions qui nous sont proposées (protection de cuves, attaques d’ennemis, récoltes d’objets, destructions de zeppelin,…).  Le tout avec un esprit très compétitif avec un scoring final et un classement, autant dire que la compétition sera rude et personne ne vous laissera souffler une seule seconde!

   

La bande son est elle aussi dans le ton avec un doublage français très appréciable et surtout toujours aussi barré avec pas mal de petites phrases qui en deviendraient culte.  Le jeu ne se prend pas au sérieux une seule seconde et vous le fera bien comprendre avec un héros principal qui ira jusqu’à vous parler en se foutant royalement de votre tronche!  Les musiques du jeu, on aime ou on aime pas, pour ma part j’ai accroché aux musiques un peu punk-rock, par contre j’avoue ne pas être un fan d’électro, mais ici il faut dire que ça passe très bien et augmente encore d’un cran le coté speed du jeu.

Graphiquement, le jeu est très propre et ne subit aucun ralentissement même lors des grosses phases de combats avec un grand nombre d’overdosés ou de scabs à l’écran.  J’ai adoré le design général du titre qui est très coloré et rappelle énormément le style que l’on peu retrouvé dans un comics.  Ce style est encore plus prononcé avec les différents effets en combat, que cela soit avec les « FREEZE« , « POP » ou « BOOOM » lorsqu’on l’on tue certain type d’ennemis avec certain type d’armes, voir des jolis « KraaK » qui se placent super bien en direct sur le sol lorsque l’on atterri avec un coup puissant. L’univers du jeu est clairement en accord avec l’humour omniprésent dans Sunset Overdrive qui fourmille de petits détails, entre deux combats, n’hésitez pas à prendre le temps d’observer un peu ce qui vous entoure.

La personnalisation du perso est plutôt réussie, si vous vous souvenez du coté déluré de la trilogie Dead Rising et ses costumes toujours très sérieux, vous ne serez pas dépaysé et vous prendrez un malin plaisir à habiller votre personnage avec l’accoutrement le plus ridicule possible.  L’arsenal vous rappellera également Dead Rising, que cela soit avec le « Bazourska » (un lance oursons en peluche enrobé de dynamites) ou le « Nothin’ but the Hits » (un lanceur de vinyles qui est vraiment puissant), voir même avec l’arme de mêlée préférée, l’épée en mousse.  Effet garanti en multijoueur!

Au final, si vous avez une Xbox One, Sunset Overdrive est clairement le jeu que vous devez posséder, bourrin et fun à souhait!  Si vous pensez vous en procurer une en cette fin d’année, pensez qu’il y a le très joli pack Xbox One blanche avec le jeu inclus.  Ce jeu vous donnera de très longues heures de plaisir, aussi bien avec le très délirant solo et son histoire complètement barrée ou alors sur le très nerveux multijoueur avec vos potes.