Saints-Row-IV-Re-Elected

Cette année, les mots qu’on entend le plus souvent lorsque l’on parle d’un « nouveau » jeu qui sort, sont généralement ceux-ci; réédition, remasterisation ou remake.  Saints Row n’échappe donc pas à cette nouveauté qu’est de tenter de remettre au goût du jour un jeu déjà sortit l’année passée ou plus tard parfois.  La seule différence ici dans cette compilation nommée Saints Row IV: Re-Elected nous avons droit à un petit stand alone fort sympathique qui nous fera parcourir les tréfonds des enfers.

Personnellement, n’ayant pas fait le Saints Row 4 à sa sortie, je suis plutôt ravis de le voir débarqué sur Xbox One histoire de m’amuser avec les potes.  J’ai toujours adoré cette série et son coté ultra décalé et WTF à souhait, un bon gros foutoir où tout est permis!

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Dans Saints Row IV nous nous retrouvons dans la peau du président des états-unis, et je peux vous dire que quand un Saints est à la tête du pays, ça donne des choix assez amusants.  Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à ce que la terre se fasse envahir par les Zins, une race extra-terrestre qui n’a pour but que la conquête de votre belle petite planète.  Chose amusante, pour ce faire, un peu comme dans le film Matrix, ils ont emprisonné tout le monde dans une réalité virtuelle.  Tout comme dans le film nommé, on aura pour but principal de réveiller nos potes et ainsi espérer chasser ces aliens pour reprendre le contrôle de la planète.  Du coup, cette réalité virtuelle a permis aux développeurs de pousser encore plus loin leurs délires sur le jeu.  Nous nous éloignons du coup du gameplay classique des Saints Row en abandonnant petit à petit les véhicules pour profiter de nos super-pouvoirs.  Nous pouvons courir à une vitesse telle que tout sur notre passage vole en éclat, on pourra également profiter d’un super-saut et ainsi planer pendant un certain temps pour nous rendre à nos objectifs.  En plus de ces « petites » capacités, au fil de l’histoire on acquerra des pouvoirs plus ou moins puissants comme la télékinésie ou le choc de flamme.  Malgré ces pouvoirs, vous pourrez tout de même compter sur un arsenal toujours aussi loufoque, j’ai particulièrement adoré le générateur de trou noir et le pistolet-Dubsteb qui fera danser vos ennemis jusqu’à leur mort.

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Coté scénario, avec Gat Out of Hell on plonge encore plus loin dans le délire car cette fois-ci nous allons essayer de sortir le président des Etats-Unis de l’enfer, ce dernier ayant été enlevé par Satan en personne dans le but qu’il se marie avec sa fille Jezabel, dans le genre WTF on ne fait pas mieux.  Par contre, du coup vu que votre personnage crée auparavant a été kidnappé, il n’y aura pas de création de personnage pour se stand-alone, vous vous mettrez dans la peau de Kinzie ou de Johnny Gat qui auront du boulot pour tenter de sortir leur président de cet enfer.  Au cours de l’histoire, vous aurez des petites missions avec de grands noms comme Shakespear propriétaire d’une boite de nuit, Barbe Noire, Vlad et les Jumelles.

Tous ces personnages vous donnerons des missions un peu bateau je l’avoue, car ce n’est au final qu’une succession de missions secondaires, elles auront pour but de provoquer un maximum Satan afin de le défier et ainsi tenter de récupérer votre vieux pote.  En gros on entre dans le jeu tel un berserker décérébré et assoiffé de sang criant Bastooon.

Le Gameplay de ce stand-alone comme pour Saints Row IV nous donne droit à quelques pouvoirs.  Déjà nos personnages sont dotés d’ailes plutôt classes histoire de voler et ils ont également un super-saut.  On a aussi droit à nos quatre pouvoirs, ici quelques peut différents mais tout aussi puissant, ils peuvent évoluer en avançant dans le jeu, j’ai particulièrement aimé le pouvoir qui nous permet d’invoquer des lutins explosif qui une fois évolué nous permet d’invoquer un golem ultra puissant.  Coté arsenal, les développeurs se sont amusés encore une fois, on a droit à quelques armes basées sur les sept pêchés capitaux, mention spécial à la paresse avec son fauteuil équipé de lances missiles et de sulfateuses, l’avarice et ses petites mitrailleuses qui tuent les ennemis et laissent ainsi tomber tout un tas de crédits et pour finir une arme bien délirante, celle basée sur la gourmandise qui crache une espèce de vomis assez dégueulasse.

Au début j’avais un peu peur que tout ces pouvoir changent un peu trop notre façon de jouer, mais au final c’est un pur régal que de profiter de ces nouvelles fonctions!

 

Du coup, dans ces deux opus, vous pouvez dire au revoir aux guerres des gangs et bonjour aux extra-terrestres et aux Damnés des enfers comme défouloir.

Pour leur durée de vie compter plus ou moins 6h pour finir Gat Out of Hell et une bonne quinzaine d’heures pour finir totalement Saints Row IV.

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Quand on pense à la série Saints Row on a plus vite en tête son gameplay déjanté que ses graphismes, car oui il faut bien se l’avouer la série est loin d’être un fleuron de technologie.  Cette remasterisation sur nouvelle console ne dérogera pas à la règle et vous donnera plus l’impression de jouer sur un ancien jeu qu’un jeu dit « next-gen » c’est certes beaucoup plus fin et fluide que ce qu’on a pu voir sur 360, mais ne vous attendez pas à une grosse claque visuelle.  De toute manière je pense que comme moi, si vous jouez à ce jeu ce n’est pas pour ses graphismes 😉 .  on a bien droit à quelques jolis effets de lumières et des textures plus fines, mais cela s’arrête là, la modélisation 3D est clairement d’un autre âge.

Coté musique comme souvent dans ce genre d’open-world, on a une playlist riche et variée, les doublages sont toujours aussi bon et caricaturés à souhait, perso j’adore.

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En conclusion, si vous n’avez jamais fait le Saints Row IV,  et que vous êtes un adepte de la série, allez-y et foncez dessus.  Par contre si vous avez déjà fait ce quatrième opus,  passez votre chemin, l’évolution n’est pas assez grande que pour investir dedans, à la limite prenez le petit spin-off Gat out of Hell qui est bien sympa à faire.  Comme d’habitude vous aurez en plus tout un tas de référence tirées de films ou d’autres jeux, un vrai régal que de trouver ces petits « easter egg ».  Saints Row reste pour moi une référence en terme de jeu délirant et de gros défouloir, comme quoi, il ne faut pas que des bons graphismes, il faut surtout que l’on s’amuse avec un jeu!