Watch Dogs revient après un premier épisode timide et un peu mou axé sur une histoire linéaire, un second opus débridé qui m’a vraiment plus avec beaucoup plus de possibilités de hack dans le monde.  J’attendais beaucoup de ce Watch Dogs: Legionqui dans les trailers promettait pas mal de bonnes choses.  C’est avec un grand plaisir que je me suis plongé dans ce Londres futuriste.

L’histoire de Watch Dogs: Legion démarre avec Dalton Wolfe un agent secret bossant pour Dedsec (qui rappelle très fortement le bon vieux 007) dans une mission d’infiltration dans les sous-sols du bâtiment du parlement.  Celle-ci ne se finira malheureusement pas très bien pour lui.  Une forte explosion a lieu et suite à cela, Albion prendra le pouvoir et instaurera un couvre feu tout en installant un maximum de surveillance sur les citoyens de Londres.  Une fois ce prologue finit, on est de suite plongé au coeur de la rébellion de Dedsec qui doit se reformer en tant que résistant des droits du citoyen.  Une fois notre première recrue choisie, on est de suite livré à une guerre sans merci entre Albion et les gangs qui ont pris possession des quartiers de la ville.  Nous serons guidés tout au long de l’histoire par l’I.A. « Bagley » qui rappelle fortement Alfred, le major d’homme dans Batman.  Tout au long de l’avancement, nous nous ferons des alliés, mais également pas mal d’ennemis et ce même au sein des simples citoyens qui parfois vous reconnaîtront en bien comme en mal et vous prendrons à partit.

 

Côté gameplay, on reprend les bases fondées dans les précédents opus en y ajoutant quelques petites nouveautés.  En plus des quêtes principales et secondaires, nous avons des mini jeux et autres activités qui sont également présents dans cet open-world tels que le jonglage ou le jeu de fléchettes ou les livraisons de type uber.  Mais on les oubliera très vite tant elles n’apportent rien pour moi, mais ces activités ont le mérite d’être présentes.  Les férus des 100% auront également tout un tas de collectibles à rechercher dans la ville.

Seul bémol, comme souvent chez Ubisoft, la conduite dans Watch Dogs: Legion ce n’est encore pas ça, même si cela s’améliore on est loin d’une conduite et une physique que l’on peu retrouver dans un GTA par exemple.  Le feeling n’est pourtant pas mauvais, il ne manque pas grand chose pour que Ubisoft règle ce soucis.  En fait, pour moi le problème vient surtout de la gestion des suspensions des véhicules.  On a toujours l’impression de rouler avec des blocs de béton et c’est d’autant plus flagrant avec les motos.  Cela dit, vive le futur et le mode de conduite automatique!

Le gros point fort de Watch Dogs: Legion c’est la possibilité de recruter n’importe quel pnj de Londres.  D’ailleurs Ubi a fait fort ce coup-ci en donnant un semblant de vie à tout ce peuple.  Chaque personne vit sa vie et bien souvent est liée à une autre.  Cela m’est arrivé plus d’une fois de louper un recrutement juste parce que j’avais tué ou blessé un ami proche ou quelqu’un de sa famille.  Cela marche également dans l’autre sens vous pourrez vous faire des alliés suivant vos actes.  D’ailleurs, il y a un nombre assez important de styles de démarches, de combat et de voix pour qu’on ait toujours l’impression de croiser des personnages uniques.

Les combats ne sont pas foufous, ils se limitent à appuyer sur un bouton pour taper, un pour esquiver et un pour attraper son ennemi.  Là où les combats s’enrichissent, c’est au niveau du choix de personnage recruté, si vous prenez un pro du combat à main nue il sera bien plus efficace qu’une grand-mère.

On a également un menu qui peut s’apparenter à un arbre de compétences dans lequel on retrouve tout un tas d’améliorations à débloquer qui seront actives pour toutes nos recrues.  Cela va des armes à débloquer (toutes non létales), aux bonus de santé sans oublier les gadgets et autres bonus de hack comme la possibilité de devenir invisible (bonus complètement peté lors des infiltrations).  A ces bonus et gadgets, vous pouvez ajouter ceux présents sur nos personnages à recruter, un médecin par exemple pourra avoir un pistolet tranquillisant, tandis qu’un tueur à gage sera équipé d’un fusil d’assaut et d’un magnum.

D’ailleurs, en parlant de recrues spéciales qui ont des bonus spéciaux, il y en a huit en tout à recruter en délivrant les boroughs de Londres.

 

   

GraphiquementWatch Dogs: Legion est superbe la ville de Londres regorge de détails dans les moindres recoins, chaque quartier a sa propre âme.  La nuit, la ville est encore plus sublimée avec des effets de lumière à couper le souffle, je n’ai qu’une envie le voir tourner sur la Série X!  Par contre, côté optimisation ce n’est pas encore ça, j’espère voir un patch arriver pour éviter les trop nombreux plantages.

Côté bande-sonore, on a une BO riche et très éclectique, il y en a pour tous les goûts comme souvent dans ce genre de production.  La VO est vraiment bonne avec un accent très british, par contre la VF pour moi n’est vraiment pas folle, les dialogues sont un peu trop clichés surtout pour les pnj que l’on recrute.

En conclusionWatch Dogs: Legion m’a vraiment plu, les nouveautés sont excellentes et je me réjouis de le voir tourner sur la Série X car sur la One il est déjà très beau.  Par contre, il ne plaira certainement pas à tous, si vous n’avez pas aimé les précédents opus c’est sûr que celui-ci ne vous réconciliera pas avec la licence.  C’est typiquement le genre de jeu où j’aime me perdre dans une boucle de gameplay juste à me balader pour trouver des recrues.  Une chose est sûre, si vous avez aimé les précédents opus, celui-ci devrait vous plaire.  Un petit conseil, du moins au début, jouez en mode permadeath, c’est stressant, mais tellement plus enrichissant de se dire, cette recrue là, je ne veux pas la perdre!