Haaaa Hitman, cette série où je recommence des dizaines de fois chaque mission pour tenter plein de possibilités, ou à contrario m’arracher les cheveux sur les différents contrats.  C’est avec un grand plaisir que je me plonge dans ce troisième opus de cette nouvelle trilogie.  Replonger dans cette addiction deux bonnes années après la sortie du 2 est très agréable et le fait de pouvoir importer toutes nos données et les maps des deux premiers est un plus non négligeable pour ceux qui comme moi sont un peu accrocs à cette licence.

Le scénario des Hitman n’a jamais été d’une grande profondeur et ce troisième opus reste dans cette lignée et franchement, ce n’est pas plus mal.  Personnellement, je ne joue pas à Hitman pour avoir une grande histoire, celle proposée me suffit, d’autant plus que chaque carte propose sa propre histoire et son backgroung plutôt bien écrit.  C’est bref, rapide et on entre de suite dans le vif du sujet!

Comme toujours le truc le plus jouissif dans Hitman, au-delà des multiples choix de meurtres ou d’intrigues, c’est clairement la première découverte d’une map: le moment où tu es plus en position d’observateur que de prédateur, j’adore cet instant où tu ne connais rien des lieux et que tu dois étudiez les moindres mouvements des gardes mais également le level desing pour savoir quoi faire au moment opportun.  Et c’est cette rejouabilité que je recherche avant tout dans un Hitman plus que son scénario.

 

On commence Hitman 3 avec une mission à Dubaï au sommet d’un immense hôtel  touchant les nuages pour y assassiner deux cibles faisant parties de l’organisation Providence, Carl Ingram et Marcus Stuyvesant.  Une première mission assez basique dans un lieu renfermé, mais qui en reste très intéressante.

J’ai bien aimé la petite enquête pour trouver le meurtrier de Zachary lors de la mission à Dartmoor en Angleterre.  Notre cible ici est Alexa Carlisle, mère de la famille présente et également liée à Providence.  Une mission qui offre vraiment une nouvelle approche.  Par contre, ce n’est pour moi pas ma carte préférée, elle est trop sombre et le manoir est un véritable labyrinthe..

Ensuite, direction Berlin avec son introduction telle un bon vieux film d’horreur pour au final débarquer dans une grosse boite de nuit qui réside dans une centrale nucléaire désaffectée. Dans cette mission nous devrons traquer une dizaine d’agents et les tuer avant qu’ils ne nous démasquent.  Une course à la mort en aveugle et sans soutient.

On pasrt maintenant en direction de Chongqing en Chine avec son ambiance limite futuriste/Cyberpunk avec des ruelles illuminées par des néons et son laboratoire génétique.  Visuellement pour moi c’est la plus belle des maps.  Encore une fois ici deux cibles s’offrent à nous, Hush et Imogen Royce qui sont tous deux liés à l’ICA et leurs serveurs en ligne.  Une map très bien pensée qui nous permet de tester pleins d’opportunités, d’ailleurs il y en a une qui offre un double kill rapide et en costume classique!

Enfin, Mendoza en Argentine qui offre un joli rebondissement dans le scénario.  Cette mission se passe dans un grand vignoble avec une belle villa.  On doit y assassiner Tamara Vidal et Don Archibald Yates mais il faudra également faire attention que Diana, notre acolyte reste en vie au terme de notre contrat.  Une mission particulière qui offre une tonne de possibilités.

Pour finir dans les Carpates en Roumanie pour une toute petite mission se passant dans un train.  Vraiment pas passionnante et surtout limite zéro rejouabilité, mais elle offre un joli final pour conclure ce titre.

Chaque carte est encore une fois immense et permette d’être créatif.  Je me réjouis de voir arriver une tonne de contrats escalades ou classiques, j’espère que la communauté sera comme toujours créative et offrira de bons challenges à accomplir.

Au final, le Gameplay n’a pas vraiment évolué, on reste sur les bases solides qu’a fondé Io Interactive et ce n’est pas plus mal.  Seul nouveau véritable gadget dans la série, un téléphone permettant de faire des photos, de scanner certaines choses ou de pirater quelques matériels.  Rien de bien fou mais ça a le mérite d’être là et d’offrir de nouvelles choses.

 

   

Graphiquement, Io Interactive a encore fait du bon boulot malgré un moteur graphique vieillissant.  Hitman 3 est propre et tourne sans aucune fioriture.  Par contre, les cinématiques font un peu vieillottes, mais elles ont le mérite d’exister et d’approfondir la narration.  Le jeu tournait très bien même lorsqu’il y a énormément de monde et même si techniquement ce n’est pas une prouesse il y a des lieux vraiment superbes avec de très beaux jeux de lumières.  J’ai juste un un ou deux soucis de scripts qui restaient bloqués.

Pour la bande sonore, on est toujours sur de la VO sous-titrée avec une musique qui se fait très discrète.

En conclusion, on a ici un excellent final pour cette trilogie Hitman.  Io Interactive ne bouleverse rien dans cette licence et reste fidèle à ses acquis.  Il est certain que, si comme moi vous adorez cette licence, vous vous ruerez sur ce Hitman 3 les yeux fermés.  Pour ceux qui veulent tenter ce genre de jeu, vous pouvez y aller il y a assez de modes de difficultés et d’intrigues à suivre que le jeu en devient assez simple d’accès.  N’oubliez pas non plus qu’il y a la possibilité d’avoir toute la trilogie en une.