Green Hell est un jeu de survie développé et édité par Creepy Jar disponible sur PC depuis 2018 et maintenant sur console Xbox One, Xbox Series , PS4 et PS5.

L’Amazonie, venez visiter sa jungle luxuriante, contemplez sa faune et sa flore locale adaptée à un des milieux terrestres les plus dangereux. Venez profiter de ses atypiques et charmants peuples, vivant encore dans ces lieux loin de toute technologie. Profitez de spécialités culinaires locales à base de vaut mieux pas savoir. Haaaa une destination de rêve à l’opposé du paradis ! Mais ici en enfer, ce n’est pas comme on se l’imagine. Alors certes, il fait chaud mais on est quand même écolo, on cultive et cuisine bio, on économise l’eau et tout est local, alors là pas de soucis on aime les circuits courts. 

 

Bordel il y en a de ces jours où je me demande ce que je suis venu faire ici. Alors oui, on avait tout préparé, étudié tout ça tout ça. Mais je n’étais pas prêt à me retrouver seul ici sans nos provisions ou notre pharmacie. Je me retrouve seul à te parler, le temps que ce putain de talkie recharge ses batteries. Tu comprends, moi à la base j’étais là pour accompagner Mia dans son délire de faire ami-ami avec un peuple du coin, pas hyper réceptif à notre technologie mais bon je l’aurais suivi partout. Sa voix derrière ce truc jaune c’est tout ce qui me reste. Attends chuut ! Non fausse alerte. Tu veux un morceau de lézard séché ?! Non ?! Bha écoute moi je ne me fais pas prier. 

 

Alors je disais, oui Mia j’avais presque oublié qu’elle était là, trop préoccupé à ma survie. Dis-toi que j’ai eu un mal fou à trouver de l’eau potable et que manger tout ce qui me passait sous la main pour tester, ne faites pas ça chez vous les enfants. Je disais, manger n’importe quoi ne m’a pas forcément réussi. Et puis juste progresser dans ce milieu, entre les plaies que j’attrape sans savoir comment ou les vers sous la peau qu’il faut que je perce avec des aiguilles sans compter ces putains de sangsues que j’ai du mal à retirer. Des fois je te jure je vois rouge et plus d’une fois je me suis dit et répété que je ne pourrai pas, que je devrai abandonner. Mais force est de constater que je deviens le prédateur et une fois que j’aurais fini de frictionner ces deux bâtons pour allumer ce fucking feu ce n’est pas toi qui diras le contraire.

 

Green Hell, est donc un jeu de survie qui prend place dans cet enfer vert qu’est l’Amazonie. Il s’agit là de la version console du jeu sorti sur PC en 2018. C’est un jeu qui se veut relativement difficile, comme pourrait l’être la vie sur place pour un humain moderne perdu dans le coin. Vous risquez donc de mourir plus d’une fois si cela est votre première expérience avec le titre car il vous faudra tester tout un tas de choses bonnes et moins bonnes qui risque vite de faire passer votre personnage de vie à trépas.

Niveau gameplay, il vous faudra donc prendre en charge plusieurs besoins alimentaires pour ne pas mourir ou sombrer dans la folie. Ces besoins, ainsi que d’autres informations, seront disponibles sur votre montre, donc il faudra prendre le réflexe de la regarder régulièrement. Mais il faudra également vous méfier de la faune et de la flore si vous souhaitez rester en bonne santé. Le médecin le plus proche étant certainement trèèèèèèss loin vous devrez vous-même vous ausculter afin de soigner vos petits bobos. Manette en main, c’est plutôt difficile surtout au début, vu que le jeu est originellement sur PC, il y a beaucoup d’options et de raccourcis qui mériteraient d’être révisés et qui le seront probablement tant certaines choses sont complexes. La gestion de l’inventaire et des coffres est par exemple difficile au joystick, cela manque peut-être d’un ciblage automatique des éléments ou de raccourcis pour prendre et/ou déposer rapidement du sac vers le coffre. Lorsque l’on meurt aussi, les éléments sont éparpillés partout sur le sol et si vous étiez bien équipés il vous faudra souvent plusieurs dizaines de secondes pour tout reprendre.

 

Graphiquement le jeu est beau, surtout pour un jeu sorti initialement en 2018. Alors certes après 4 ans ce n’est peut-être pas ce qui se fait de mieux, mais cela reste agréable. L’ambiance, qu’elle soit visuelle ou sonore en revanche est plutôt bien retranscrite, même si je ne suis jamais allé en Amazonie, c’est en tout cas bien l’idée que je m’en fais. Un lieu où la nature est étouffante et où derrière chaque feuille peut se cacher un danger. Magnifique et mortel.

Actuellement le jeu a quelques laggs sur la version Xbox one alors que sur Xbox Series il n’y a aucun problème, je n’ai par contre pas pu tester la version sur console Sony. Mais sinon il jongle plutôt habilement entre frustration et amusement surtout à plusieurs. Tu le sens l’amusement là quand ton pote tombe dans les pommes juste devant son lit ? Le jeu vous propose également un mode survie, qui vous enverra dans une zone de la carte de façon aléatoire sans autre objectif que celui de ne pas mourir.

Pour conclure, Green hell porte bien son nom et ne me donne absolument pas envie d’aller passer mes prochaines vacances en Amazonie. Petite astuce, la prochaine fois où vous partez en visite d’un lieu dangereux, étudiez académiquement tout ce qui est dangereux pour vous, tout ce qu’il vous faut éviter. Et surtout ne mangez pas tout ce qui passe, allez-y par étape. Frottez d’abord sur votre peau puis attendez quelques heures. Ensuite frottez sur vos lèvres puis idem attendez. Puis touchez avec la langue, croquez un petit bout, puis un plus gros toujours avec des temps d’attentes. A la moindre anomalie ou réaction de votre corps, jetez c’est probablement impropre à la consommation. Ou alors expérimentez sur Green Hell. Garanti sans diarrhée !