Du studio français Armogaste. A song in the void vous plonge dans le corps d’un être chargé de maintenir en marche une sombre machine flottante au-dessus de plusieurs planètes.

Une voix dans votre tête vous donnant les directives pour réparer les avaries, vous accompagnant dans les longs couloirs sombres lentement dévoilés, à votre approche, par le déplacement de grandes colonnes noires. Une fois votre tâche accomplie la voix vous guide jusqu’à votre cellule avant de vous replonger dans votre profond sommeil. Cela est alors votre routine, si bien que vous ne vous souvenez que peu de vos précédents réveils. Ne prêtant même plus attention à l’état de plus en plus délabrés du vaisseau, simplement et toujours guider dans vos tâches simples afin de ramasser ses boules d’énergies nécessaire au son, source de toute vie dans votre univers. Cela jusqu’au jour où , une fois de plus réveillé, vous constatez alors que le navire semble tomber en ruine, la voix vous demandant encore d’aller chercher une nouvelle sphère, mais ce jour vous ne l’oublierez pas, car une seconde voix, plus grave, vous vient. Brisant votre habitude et contrevenant aux ordres elle vous demande de fuir, alors que la première voix vous demande de rejoindre votre cellule. Impossible de ne pas remarquer tout autour les dislocations de la machine secouée par des tremblements affreux. Vous décidez alors de prendre cette navette pour votre survie.

 

Vous atterrissez alors dans une nouvelle contrée guidé par cette nouvelle voix, qui vous indique comment perpétuer votre son en activant des terraformeurs, ces grandes tours noires épars sur la surface. Vous allez donc devoir activer toutes ces tours et ramasser en parallèle de quoi faire repartir votre capsule.

Une fois l’une de ces constructions activées, la faune et la flore évolue en réponse au son qui parcourt maintenant ces terres. La conversion continuant ainsi jusqu’à une synchronisation à 100% de ce territoire, une nouvelle planète pour votre peuple, enfin c’est l’espoir qui vous habite, mais malheureusement toutes ne sont pas compatible et il vous faut donc partir à la recherche d’un nouveau territoire à transformer.

Et vous voilà ainsi reparti pour visiter d’autres contrées, des plateaux désertiques aux paysages oniriques des îles flottantes à la rencontre de faunes et de flores sauvages, ne répondant pas toujours bien à votre tentative d’altération de leur habitat naturel. Mais le son doit être propagé telle une onde, afin que votre être trouve enfin le salut.

   

A song in the void est un jeu de plateforme en 3D, ce qui n’est pas à la base mon domaine de prédilection. J’avoue être tout de même charmé par la beauté des décors et certaines phases du jeu vous incite même à vous arrêter quelques minutes afin de laisser la vague passer pour profiter de la beauté du monde qui vous entoure et des transformations qu’il subit, le tout rythmé par le son, cette musique qui se développe en fonction de votre avancement et qui influence votre environnement en activant tours et passerelles.

Le monde laisse place à l’exploration afin de découvrir toutes les boules d’énergies ainsi que d’autres éléments triangulaires. Sur Steam vous avez aussi toute une flopée de succès a découvrir ce qui vous pousse donc à chercher. Même si chaque lieu est assez limité en terme de taille certains éléments sont tout de même bien cachés et vous demanderont quelques minutes pour tous les attrapés, augmentant ainsi la durée de vie du jeu qui peut se faire assez rapidement.

Les tours une fois alimentées en énergie demandent à ce qu’on les visites pour les activés, c’est ici que la phase de plateforme prend tout son sens. Au début inerte, les parois et autres plateformes activent à chaque fois une nouvelle piste. Rendant de ce fait la tâche de plus en plus ardue pour atteindre le cœur de cette dernière.


Les commandes pour les plateformer sont aussi très importantes. Vous avez donc ici deux touches, la direction et le saut. Et l’air control, le fait de pouvoir déplacer votre avatar pendant le saut, est assez satisfaisante. Je trouve néanmoins que le personnage « glisse » beaucoup et que certaines plateformes vous expulsent gentiment si vous n’êtes pas attentif. Du coup vous n’avez parfois pas le temps de vous poser pour analyser la situation, qui évolue, afin de vous adapter. Et vous mourrez joyeusement pour recommencer du début, plaisir immense, des mots d’amour remplissent votre coeur et votre langue fourche le doux nom du métier de femme de joie avec passion.

 

Que dire des graphisme ?! C’est beau, c’est lisse et en même temps triangulaire, les images parlent plus que les mots et je pense que vous vous ferez vite votre avis à ce sujet. Seul petit point noir ce sont les créatures qui mis à part quelques tortues, Vers des sables ou baleines volante, qui sont du plus bel effet, sont un peu simple de design.

Lors de mes premier pas sur A song in the Void, j’ai rencontré quelques bug, mais les développeurs ont déjà corrigé bon nombre d’entre eux et semblent bien résolu à prendre soin de leur petit bébé.

Niveau bande musicale, c’est intéressant. Les sons vous font voyager, c’est très onirique et la musique change en fonction des tours que vous activez. Je regrette par contre la coupure net de la musique lors des chargements qui peuvent être nombreux. Cela m’a complètement sorti de mon immersion mais à force on ne le remarque plus vraiment. Et je suis septique quant aux pistes redondantes dans ces fameuses tours. Et lors de ces phases ou je “die & retry”, ou l’on recommence le niveau d’une tour depuis le début, je me suis vu plusieurs fois baisser le son. D’autant plus que dans certain niveau les plateformes ne sont pas totalement synchronisées sur le son.

Comme je l’ai dis plus haut ce n’est pas mon genre de jeu, mais je lui reconnais volontier un certain style que les fans de plateformer ou les speedrunner pourrons apprécier. Petit plus pour les speedrunner, faire pause pendant un saut laisse quelques secondes à l’environnement avant de se figer à son tour. Ce qui permet parfois de laisser un élément revenir à une position souhaitée en toute sécurité.