Si il y avais bien un jeu de cette fin d’année que j’appréhendais, c’était bien ce Alien : Isolation.  Il faut dire que les derniers opus sortis n’ont pas aidé à redorer le blason de cette superbe licence qu’est Alien!  Mais comme on le dit souvent, il ne faut pas vendre la peau du jeu avant de l’avoir testé, et il s’avère que celui-ci est une belle petite perle!  Ambiance, gameplay, univers, tout y est et on prend son pied dessus!

 

L’histoire se déroule plus ou moins entre Alien le huitième passager et Aliens le retour.  On y incarne Amanda, la fille d’Ellen Ripley, le personnage principal que tout le monde connais joué par Sigourney Weaver.  Quinze ans après l’accident du Nostromo dans lequel la mère d’Amanda a disparue, cette dernière apprend que Weyland aurait des informations sur sa mère.  Amanda, accompagnée de Samuels partira sur la station Sevastopol pour y dénicher les quelques précieuses informations, pas de chance pour elle, tout comme dans le Nostromo, une petite invasion de xénomorphes et par la même occasion des facehuggers s’y prépare.  Ambiance de fête assurée, et pour encore plus se mettre dans une ambiance de folie, les androides ne seront pas vraiment vos amis dans la station et quelques survivants péteront les plombs.

   

Une chose est certaine, l’ambiance est le cœur même du gameplay, on s’y sent seul et en même temps toujours poursuivi.  C’est assez difficile de décrire les sensations que procure ce Alien : Isolation, personnellement, ce n’est pas de la peur, mais un gros sentiment de stress tout au long de mon parcours qui m’a envahi.  Il faut dire que le principal prédateur; l’Alien peut surgir de n’importe où et à n’importe quel moment, ce côté imprévisible est vraiment génial, on est loin des scripts habituels.

Par ailleurs, l’alien est un peu pot de colle parfois…  Je veux bien qu’on soit seul entre nous, mais qu’il arrête de vouloir me rouler des pelles, on n’est pas COM-PA-TI-BLE et puis ça pique!  Sacré Alien qui nous poursuit partout dans la station orbitale Sevastopol pour nous attraper dans un recoin sombre!

Le gameplay en lui même se compose essentiellement de parties de cache-cache.  Car oui, même si on a petit à petit un joli arsenal (pistolet, fusil à pompe voir même un lance-flamme), le craft est également de la partie (fabrication de cocktails molotov, bombes IEM, grenades flash,…), le combat n’est pas du tout une solution, aussi bien contre les aliens que contre les androides.  Tout d’abord les xénomorphes sont insensibles aux armes, vous pourrez au mieux l’effrayer avec votre lance-flamme, les androides sont eux très solides et un chargeur complet de pistolet ne suffira pas pour les mettre à terre, du coup préférer la technique discrète et contourner le danger.

   

Graphiquement, Alien : Isolation est vraiment très beau, je n’ai rien à dire sur le design général tant il est une copie parfaite de ce qu’on a vu dans les films, ils n’ont pas cherché à moderniser la station et on garde l’esprit vintage, moi j’adore!  Pour ceux qui ont vu les films, vous aurez clairement l’impression de vous balader dans le Nostromo, certains crieront au fan-service, moi je crie juste au génie, mais bon je suis fan des films aussi, on ne peut pas dire que de ce coté je sois très objectif.  Je regrette juste d’avoir eu quelques ralentissements surtout dans les cinématiques, qui sont par contre très soignées avec des visages très réalistes mais qui ont parfois la fâcheuse tendance à ne pas avoir les lèvres qui bougent quand ils parlent.

L’ambiance sonore n’est pas en reste, certes il n’y a pas énormément de musique, mais c’est voulu.  Le calme sera votre meilleur ami, on est dans l’espace et ce calme pesant renforce encore plus le stress et cette sensation de solitude, seul les quelques petits bruits métalliques de la vieille carcasse de la station et les très stressants bruits que fait l’alien lorsqu’il gambade dans les conduites d’aération vous accompagneront.  Prêtez une grande attention à ses bruits, ils vous permettront de savoir où se situe votre chasseur, car même si on a un petit scanner de mouvement, ce dernier étant légèrement bruyant il a tendance à attirer le monstrueux xénomorphe vers votre cachette.  Du coup, il vaut mieux vous fier à votre instinct de survie.

Au final, je ne peux que vous conseiller ce jeu, surtout si vous êtes fan de genre un peu stressant, mais même les autres pourront être surpris par ce Alien : Isolation, moi en premier, je ne suis pas super fan de ce style, mais là ce fût tout le contraire et j’ai adoré son petit coté infiltration au final (je pense que mon amour pour les films a certainement dû aider).  Pour les fans des films, foncez, l’univers y est retranscrit avec une fidélité rarement égalée dans un jeu vidéo, il vous faudra juste être patient et très attentif durant vos heures de jeux.