The Division, ce jeu qui a vraiment divisé pas mal de joueurs.  D’un côté il y avait ceux qui comme moi ont directement accroché et ont passé des centaines d’heures de jeu dessus et d’un autre, ceux qui n’ont vraiment pas aimé et ont vite boycotté le titre.  Malgré tout, Ubisoft a su garder sur The Division une bonne communauté en quête de loot épique grâce à des contenus ajoutés au fil du temps.  Du coup, vous pouvez vous en douter (sur Twitter ça se voyait dès les premiers trailer), j’étais plus qu’impatient de voir sortir cette suite et ce même si quelques mois avant sa sortie j’étais toujours sur le premier à parcourir les rues de New-York.  Une chose est certaine, je suis devenu très vite accroc à The Division 2.

On incarne toujours un agent de la « Division » (SHD ou Strategic Homeland Division).  Sept mois après les évènements qui se sont passés à New-York, nous voyageons pour Washington qui est occupé par plusieurs factions où les habitants tentent de reprendre la ville et reconstruire un monde meilleur.  Parmi les factions, nous retrouvons les Hyènes, un gang de pillard assoiffés de violence et surtout de drogues.  Ensuite les True Sons une bande de militaires plutôt bien armés et surtout bien plus organisés que les Hyènes.  Pour finir, les Parias, une bande de fanatiques qui vous donneront du fil à retordre avec leurs kamikazes qui vous fonceront dessus.  Je vous laisse découvrir une surprise une fois le lvl 30 passé et l’histoire principale finie histoire de ne pas vous la spoil.  Au fil de l’histoire et des enregistrements trouvés, on découvrira très vite que le virus « poison vert » n’a pas disparu et a même sa version modifiée, autant vous dire qu’avec tout ça, c’est le chaos total dans Washington.

En plus de l’histoire principale et des missions secondaires, pour ceux qui sont un peu collectionneurs ou complétistes, sachez qu’il y a une tonne d’easter egg et de contenus cachés divers et variés comme des hunters à trouver et tuer pour choper du loot et surtout des masques ou même carrément des missions cachées qui débloquent des plans parfois assez importants en end-game pour améliorer son équipement.  En tout cas, on a une belle sensation de progression avec comme à l’accoutumée dans un light rpg des compétences et autres augmentations de stuffs, mais aussi une base principale ainsi que plusieurs refuges à améliorer et remettre à neuf, on se sent réellement impliqué dans la reprise de la ville.

   

Le gameplay de The Division 2 a plutôt bien évolué tout en restant très proche du premier opus.  Avant de parler de réelles nouveautés, j’ai trouvé le feeling des armes et surtout les mouvements du perso plus fluides, même si on butte encore de temps en temps sur un obstacle, le tout est clairement mieux fichu.  Pour ceux qui se le demandent, The Division 2 est clairement jouable en solo sans soucis, il adapte le nombre d’ennemis et leur « niveau » par rapport au nombre de joueurs, par contre en End-Game, il faut clairement jouer en groupe, de toute manière, c’est le genre de jeu qui est bien plus agréable à plusieurs qu’en solo.  Sinon la prise en main générale est identique au premier Division et on n’est du coup pas du tout perdu.  On a toujours une tonne d’équipements à looter et le craft est bien évidement présent, cela dit au début j’étais un peu perdu car il a subit quelques changements, mais rien d’insurmontable, comme par exemple le fait de craft une fois un équipement d’arme pour le monter sur toutes nos armes.

Maintenant, venons-en au coeur du sujet avec les principales nouveautés ou changements apportés dans ce second opus.  Tout d’abord, les compétences ont radicalement changé.  Déjà on a un plus grand nombre de gadgets à notre disposition, mais ils ont aussi plus d’options, ce qui nous permet de se construire un personnage unique et complémentaire à ceux de notre team.  Les « Ultimes » ont également disparu et à la place on retrouve des spécialisations qui ont leur propre arbre de compétences et du coup ont leur propre style de jeu.  On a tout d’abord le Démolisseur, avec cette spécialisation, on ne fait pas dans la discrétion, équipé de son lance-grenade, il fera des ravages sur les ennemis groupés.  Ensuite le Sniper qui restera en retrait pour faire un maximum de dégâts sur une cible grâce à son fusil de précision.  Je dois avouer que cette spécialisation je ne l’ai pas vraiment aimé, c’est pas du tout mon style de jeu, d’ailleurs en parlant de snipe, je n’aime pas cette façon qu’à le jeu de m’obliger de viser dans la lunette de visée lorsqu’il y en a une.  Pour finir on a le Survivaliste qui se bat avec une redoutable arbalète qui utilise des carreaux explosifs.  Tout cela mis ensembles on se retrouve avec des compétences bien mieux équilibrées mais surtout on peut dire adieu aux builds complètement pétés qui cassaient un peu le jeu, même si ici, en pvp il y a des gros builds au pistolet mitrailleur qui font des ravages.  Après un peu plus de 50h de jeu et un équipement loin d’être optimisé aux petits oignons, en 1v1 dans la Dark Zone j’ai un bien meilleur ressenti que le premier!  Si je meurs c’est souvent que j’ai été moins bon ou attentif et non à cause d’une compétence abusée (j’ai encore des mauvais souvenir de la bombe collante qui one-shot dans le 1).

Le plus gros changement et non des moindres s’est opéré du côté du end-game qui est énorme, nouvelles missions dont les invasions, une map qui devient dynamique avec des attaques qui surgissent de n’importe où, enfin, je ne vous en dis pas plus car pour moi c’est LA bonne surprise de ce Division 2!  En gros pour faire simple, une fois niveau 30 et l’histoire finie (3 forteresses inclues) vous débloquez le monde en Tier 1.  En plus d’une difficulté plus élevée et l’apparition du GearScore, on a droit à une petite nouvelle histoire. Ça permet de scénariser un peu plus le fait de recommencer des missions.  Le Tier 5 arrivera début avril avec une grosse mise à jour, c’est vraiment à partir de ce moment-là que le vrai combat va commencer 😉 .

   

Graphiquement, The Division 2 est juste magnifique!  Le fait de se retrouver au printemps au lieu de l’hiver change sans avoir l’air de rien, énormément de choses, on sent que la nature reprend ses droits et on découvre un monde post-apo qui rappelle clairement le film je suis une légende ou the last of us.  Comme pour New-York, on retrouve une tonne de détails dans ce Washington dévasté, et qui plus est, modélisé à l’échelle 1:1, une belle prouesse qui nous offre un soucis du détail comme les studios Ubisoft savent maîtriser.  Flâner et visiter cette ville n’a jamais été aussi agréable dans un jeu vidéo, il n’est d’ailleurs pas rare que je m’arrête devant un monument.  Côté technique, les textures sont superbes même si parfois elles mettent du temps à charger.

Seul soucis technique, un petit problème dans la gestion de la luminosité, il fait parfois vraiment trop sombre dans certaines zones à un tel point qu’on ne voit pas qu’on est bloqué par un petit objet au sol.  Ce n’est pas trop handicapant, mais c’est assez dommage car la gestion des lumières en extérieur est vraiment superbe.

Les musiques sont plutôt bonnes, très peu présentes, elles accompagnent généralement les grosses phases de combat.  Les doublages en vf sont  plutôt bons même si comme souvent en ce moment, notre Héros est muet.  Les bruitages quant à eux sont très agréables et on retrouve de belles sensations lors des gros combats.

 

En conclusion, je ne vais pas trop me répéter, mais je pense que si comme moi vous avez adoré le premier, vous devriez trouver dans The Division 2 votre bonheur!  Pour ceux qui d’ailleurs ont suivi l’avancée du premier opus, dans cette suite vous aurez pratiquement autant de contenus à sa sortie que The Division 1 après 2 ans de vie.  Autant vous dire que c’est du costaud.  Ubisoft ayant engendré une belle expérience avec le premier opus, ici tout a été repensé, les compétences, les armes, les talents bonus sur les équipements, tout a été revu pour notre plaisir.