Le nouveau bébé des studios Arkane, responsable entre autres de réussites vidéo-ludiques telles que Dark Messiah ou encore Arx Fatalis, était attendu de pied ferme par toute une communauté de gamers.  Edité par Bethesda Softworks, Dishonored ne faillit pas à sa tâche et nous emmène dans un monde totalement immersif.

Le jeu se déroule dans la ville industrielle de Dunwall, lieu rappelant l’Angleterre victorienne et nous met dans la peau de Corvo, le garde du corps dévoué de l’Impératrice et de sa fille Emily.  Lorsque l’Impératrice est assassinée et sa fille victime d’un enlèvement, tous les regards se portent sur Corvo.  Ce dernier devra donc remuer ciel et terre afin de démasquer les véritables coupables de ce complot, sauver l’enfant et ainsi redorer son blason terni par cette terrible mésaventure.  Lorsque notre héros s’échappe des cachots de la cité, il reçoit la marque de l’Outsider, sorte de gourou en contradiction avec les Superviseurs, membres de la religion officielle de Dunwall.  Cette fameuse marque donne des pouvoirs à notre personnage et lui permet d’acquérir cinq compétences qui seront débloquées et améliorées tout au long de la partie.  Un scénario somme toute assez classique mais terriblement prenant de par son univers.

La durée de vie dépend de votre façon d’appréhender le jeu.  Le gamer en mode « bourrin » se contentera d’une dizaine d’heure environ pour arriver à la fin mais loupera toutes les petites choses comme par exemple le challenge Fantôme (le challenge est réussi lorsqu’il n’y a ni détection de corps ou PNJ assommé constaté) qui font de ce Dishonored un divertissement de choix.  Par contre si l’on veut la jouer tout en finesse, la longévité est multipliée par deux.

Le gameplay est clairement un des points forts de ce Dishonored.  Doté d’une prise en main exemplaire et très simple d’utilisation, le jeu bénéficie en outre d’une interface que l’on peut personnaliser au gré de ses envies (on peut par exemples aller jusqu’à la suppression de tous les affichages!).  De plus, les possibilités offertes afin de progresser dans l’aventure sont multiples, on peut citer la capacité de Corvo d’utiliser ses pouvoirs suivant les situations ou encore de se téléporter ou grimper un peu partout avec une facilité déconcertante.  Le gameplay nous permet en plus différents choix d’approche, on pourra aussi bien attaquer de front nos ennemis ou les contourner en fouillant les environs et trouver les différents passages.

Au niveau de la patte graphique, le jeu est basé sur le moteur d’Unreal et bénéfice de l’apport artistique de Viktor Antonov qui a déjà prouvé son savoir-faire dans la création de villes imaginaires avec Half-Life 2.  Graphiquement, Dishonored n’est pas spécialement au top si on le compare au ténor du moment, mais les décors de Dunwall ne déçoivent pas tant le rendu esthétique de l’ensemble est bluffant, il pourra rappeler pour certain les décors des Bioshock.  Le coté steampunk est très à la mode et ce n’est pas plus mal, c’est toujours rafraîchissant.  Quant aux animations, elles sont très abouties et contribuent à l’immersion totale.

Durant une grande partie de l’aventure, la bande son se fait discrète, essentiellement composée de sons d’ambiance (bruits de la mer, d’usine).  Lors de certains passages, ce sont quelques notes venant d’un piano triste qui nous accompagnent au fil du jeu mais aussi, des rythmes plus enlevés lorsque l’action est plus intense.  Les dialogues sont entièrement doublés en français et de très bonne qualité donnant à Dishonored une crédibilité supplémentaire.

Pour terminer, je ne peux que vous conseiller ce Dishonored aux innombrables qualités et surtout une personnalité forte.  Il vous fera passer un très bon moment avec un gameplay qui nous laisse libre court avec de vrai choix et franchement ça fait plaisir car en ce moment ça devient rare.  J’ai un peu eu le même feeling qu’avec les anciens Hitman, du coup la rejouabilité est là et on a qu’une envie, réussir le défit de finir le jeu sans tuer personne et être le plus discret possible.  Et faites attention aux rats en sortant, ils sont dangereux!