Je suis plus que ravis de pouvoir reprendre les commandes de l’agent 47, il n’a pas pris une ride et est resté plus ou moins le même que dans mes souvenirs.  Mon coté fan de la licence avait émis pas mal de préjugé sur Hitman : Absolution lors des premiers trailer, surtout à cause des « aides » un peu trop présentes.  Il ne faut surtout pas s’arrêter à ça car tout peut être paramétré pour mon plus grand bonheur!

Notre assassin légendaire va se retrouver face à un cas très spécial pour son dernier contrat.  Une rencontre qui le forcera et surtout le poussera à se retourner contre sa propre agence et régler ses comptes contre l’ICA.  Sans trop vous en dire sur le scénario, durant son périple le chasseur va se retrouver chassé.  Je ne vous en dévoile pas plus j’ai peur de parler de trop et au final gâcher le plaisir de la découverte.  Sachez juste une chose, cette fois-ci dans un Hitman on a une réelle narration, fini de rentrer dans notre planque pour attendre d’enchaîner les contrats, cette fois-ci on est vraiment impliqué dans l’histoire.

Le gameplay est très simple d’accès, j’ai de suite repris mes marques malgré le fait que je n’avais jamais joué à un Hitman sur console, j’avais l’habitude de mon combo clavier-souris.

On retrouvera cinq modes de difficulté, le jeu est donc adapté à tous que vous soyez un joueur assidu d’Hitman ou un novice du genre.  En mode professionnel voir mieux, puriste, il faudra être très discret, la moindre erreur se paye cash.  Et franchement si vous aimez le style infiltration, jouez de suite en mode professionnel et évitez de vous aider de l’instinct.  Seul bémol à ce gameplay sans faille, la gestion des costumes que l’on porte est assez bizarre par moment, car on a bon porter un ensemble avec masque, on se fera tout de même détecter en moins de 2 secondes.  Une fois que l’on a assimilé les différentes réactions des ennemis cela n’est plus vraiment un frein, on arrivera toujours à se faufiler au milieu de la foule pour assassiner notre cible.  Pour les plus vicieux on peut tuer nos cibles de plusieurs façons à découvrir sur chaque stage.  Vous pourrez au choix assassiner votre cible comme d’habitude à la corde de piano ou de masquer son meurtre en accident et là ça devient fun car les situations sont souvent très différente et « amusante » à voir.  Un barbec’ qui tourne au drame, un mec qui se fait électrocuter en pissant contre un mur et j’en passe bien d’autre, c’est ça aussi la vie d’un assassin silencieux.

Maintenant, il est clair que IO Interactive vise à toucher un plus large public qu’auparavant, notamment grâce aux différentes aides que l’on aura avec les niveaux de difficultés plus bas.

Un nouveau mode de jeu a fait son apparition, le mode contrat qui permet de créer nos propres contrats, de les jouer et également les soumettre en ligne.  Ainsi on peut créer nos propres missions et ainsi défier nos amis en ligne.  Assez sympa mais on en fera tout de même vite le tour, ce n’est pas ça qui fera gagner de longues heures de jeu.  Ce n’est pas bien grave car Hitman : Absolution n’en a pas vraiment besoin pour gonfler sa durée de vie car elle est déjà bien assez conséquente.  Il m’aura tout de même fallu une trentaine d’heure de jeu pour le boucler en mode professionnel en essayant de ne pas me faire repérer (hormis lors de la perte de ma sauvegarde ou je suis parti en pleine folie meurtrière).

Graphiquement, Hitman Absolution est très très beau, pas trop d’alliasing et de très belles textures mais surtout de superbes jeux de lumières.  Là où j’ai été le plus bluffé, c’est la gestion de la foule, le moteur du jeu arrive  gérer des foules parfois énorme et ce sans aucun ralentissement.  Chose agréable on n’a pas trop un effet de « clonage » au milieu de cette foule.  Quelques cinématiques agrémentent le jeu, leur mise en scène m’aura rappelé des films de Rodrigez ou de Tarentino dans leurs styles, perso j’adhère et j’en redemande.

La bande son est superbe, les doublages en français sont parfait, on reconnaîtra d’ailleurs quelques voix bien connue dans le cinéma ou les séries tv.  Les musiques sont quant à elles grandioses, on aura droit à de très bonnes compositions.  J’avais lu pas mal de critique sur le fait que le compositeur habituel de la série ne soit pas présent pour celui-ci, personnellement ça ne m’a pas dérangé.

En conclusion, je peux dire qu’avec ce retour, mister Codename 47, l’un des personnages les plus charismatique du jeu vidéo rempli son contrat à merveille!  Vous prendrez votre pied durant de longues heures de jeu si vous aimez l’infiltration, on pourra bien sûr jouer au gros bourrin mais sachez que vous perdrez tout l’attrait d’Hitman : Absolution.  Si comme moi vous aviez des craintes sur un gameplay beaucoup trop simple, soyez rassuré, le challenge est bien présent.