C’est avec une grande joie que je retrouve notre justicier noir pour cette suite : Batman: Arkham City.  Après l’effondrement de l’asile, nous nous retrouvons plongé en plein cœur de la ville d’Arkham qui est devenue une prison fermée et contrôlée par les gangs locaux.  Au fil de l’histoire nous allons devoir découvrir ce qu’est le protocole 10, qui est l’élément majeur et le grand mystère de l’histoire de cet opus.  Le fait de se retrouver dans un monde semi-ouvert nous permet d’avoir une liberté d’action plus vaste.

 

Le gameplay n’a pas changé d’un poil depuis le premier opus.  Les phases de combats sont toujours aussi simples et agréables à prendre en mains, elle est telle que les combos s’enchaînent avec une aisance surnaturelle.  L’ajout de quelques nouveaux gadgets et coups permettent d’étoffer le jeu qui était déjà bien fournis à l’origine.  Comme auparavant nous avons la possibilité de passer par des phases d’infiltration avec le fameux mode « détection » de Batman, il permet d’avoir un visuel général sur la situation et ainsi prendre nos adversaires par surprise.  Vous pouvez également la jouer plus finement comme un gros bourrin et castagner tout ce qui bouge.  Concernant Catwoman son gameplay est identique à celui de Batman, les gadgets en moins.  Elle a ses propres coups et combo, elle a également la possibilité de marcher sur certain plafond voir même de grimper aux murs.  Très habile la féline!

J’ai trouvé les ennemis un peu plus variés que dans Arkham Asylum, cela est du au fait que l’on croise plusieurs clans (double face, joker, pingouin, etc).  D’ailleurs j’ai adoré le fait de voir un peu plus de super vilain dans ce titre.  Même si au final cela ne nous donne pas spécialement droit à des combats titanesques contre des boss, je peux même dire que les boss dans ce titre sont bien moins impressionnant que les apparitions qu’on a pu avoir dans l’asile!

La quête principale a une excelente durée de vie pour ce genre de jeu, en gros il vous faudra une dizaine d’heures pour le boucler (et en traçant uniquement sur l’objectif principal).  De plus, les missions secondaires et surtout les missions de l’homme mystère offrent au jeu une durée de vie colossale!  Ces mêmes quêtes secondaires permettent de croiser quelques Héros ou vilains bien connu tel que Le Veilleur, Deadshot, Nigma,…  Il faut s’accrocher pour tout boucler, d’autant plus que certaines énigmes sont assez tordues.

Graphiquement le jeu est costaud!  La ville offre un design très sombre et crasseux tout en étant magnifique visuellement, j’avoue être fan de son coté steampunk.  Le moteur graphique, l’Unreal Engine est certainement poussé dans ses dernières limites tellement les détails sont nombreux, les textures sont ultra fines et riches.  C’est surtout la modélisation des personnages qui m’a le plus bluffer, elle est criante de réalisme.  J’ai adoré progresser dans cette ville qui permet d’entrer dans certains bâtiments pour y effectuer des quêtes bien précises.  D’ailleurs n’hésitez pas à fouiller la ville de fond en comble, elle cache quelques petits secrets 😉 .

 

La bande son est plus que réussie.  On se retrouve avec des thèmes musicaux magistraux, les compositions sont prenantes et collent toujours parfaitement avec la situation dans laquelle nous nous trouvons.  Un gros point fort également qu’il faut souligner tellement il est rare dans le monde du jeu vidéo : la VF est excellente et reprend la quasi totalité des voix officielles des différents personnages.  C’est un réel plaisir de jouer avec les voix françaises même si les puristes préféreront toujours les voix Anglaises.

En conclusion Rocksteady nous offre une suite fabuleuse avec une histoire qui, certes, ne sera pas inoubliable, toutefois, elle nous permet de croiser énormément de personnages de cette licence.  Si vous aimez l’univers DC Comics de Batman, ou que vous avez adoré Batman: Arkham Asylum; ne réfléchissez plus, sautez sur ce Arkham City, il vous comblera durant de longue heures.  J’ai juste deux regrets, le premier concernant la fin qui m’a semblé vite bouclée et surtout qui m’a laissé une sensation de « Mais… C’est fini? Non!? ».  On aura peut-être droit à un futur DLC ou une suite nous expliquant le tout un peu plus en profondeur.  Je n’en dirais pas plus au risque de spoiler, vous le découvrirez par vous même car ce n’est pas un réel défaut en sois.

Le second point noir et non des moindres : le Offline pass de Catwoman.  Une honte, autant un online pass j’ai réussis à m’y faire, c’est devenu la coutume, autant là, bloquer des missions qui se trouvent dans la trame scénaristique du jeu, je trouve ça tout simplement aberrant.  J’ai l’impression que les développeurs oublient que beaucoup de joueurs achètent des jeux solo sur une console qui n’est pas branchée sur internet.  Car ce code permet de télécharger le contenu Catwoman qui pèse tout de même plus de 200Mo.  En gros les joueurs qui n’ont pas internet peuvent oublier ce contenu pour lequel la Warner a pourtant basé la quasi totalité de sa communication!

Enfin c’était mon petit coup de gueule sur un jeu qui est parfait et indispensable.  N’oubliez pas qu’en plus il dispose d’un superbe collector.