Comme vous le savez, j’adore les sports mécaniques mais tout particulièrement la f1 dont je voue (ou vouais) un véritable fanatisme.  Les années passant mais surtout les règles absurdes abrutissant ce superbe sport, j’ai légèrement lâché : il est très rare que je regarde un GP tôt le matin en direct.  Enfin encore heureux que les jeux sont là pour nous donner un peu plus de liberté mais surtout plus de challenge avec des grands prix disputés qui changent des courses parfois soporifiques que l’on peut voir les dimanches.  J’avais zappé l’édition 2018, et je pense que ce n’est pas plus mal, les changements sont d’autant plus nombreux et l’envie d’avancer dans la carrière est encore plus présente avec ce F1 2019.

Le mode carrière, parlons-en justement, il a plutôt bien évolué en ajoutant notamment une belle grosse introduction scénarisée en nous plaçant au cockpit d’une F2.  On y découvrira notre coéquipier Lukas Weber et notre principal rival Devon Butler grâce à quelques cinématiques qui nous plongent dans notre rôle de futur pilote de Formule 1.  Tout deux débarqueront en même temps que nous dans la discipline maîtresse qu’est la F1 et on pourra suivre leur avancée et leurs réactions par rapport à nos résultats grâce aux copies d’interview qui leur a été faites.  La carrière est toujours agrémentée d’épreuves rétro permettant de souffler un peu et de se dépayser avec des F1 aux comportements complètement différents d’une F1 moderne.

Le mode multi-joueurs, a subi lui aussi une belle mise à jour avec notamment l’arrivée d’un système de « notation » des joueurs via leurs comportements en course, du coup, les mauvais joueurs se retrouveront tous ensembles et pourront s’amuser à se défoncer et ainsi laisser les autres tranquilles.  On a droit au classique mode classé et privé, un nouveau mode de jeu qui propose des défis hebdomadaires avec un week-end de courses complet (essais libres, qualifs et courses).

 

Côté gameplay, on retrouve vite nos marques et c’est toujours aussi grisant d’être à la limite de partir en tête à queue lorsque l’on passe sur un vibreur un peu trop rapidement.  Il y a toujours autant d’options pour permettre à tout le monde de s’y retrouver, aussi bien les novices que les pros équipés de volant.

J’ai pu remarquer une belle évolution de l’IA qui ne se contente pas d’attaquer en restant sur la bonne trajectoire mais est devenue bien plus agressive.  Vos adversaires n’hésitent pas à changer de trajectoire et ce aussi bien pour attaquer que pour défendre sa place.  Il n’est pas rare de les voir bloquer une roue à l’entrée d’un virage car ils ont été à l’extrême limite pour nous doubler, on pourra également régulièrement se faire doubler par deux F1 en même temps, chose qui était bien rare en 2017, et là, je vous jure, il faut serrer les fesses et prier pour que ça passe sans avoir de casse à la fin de la ligne droite.  Par contre, cette nouvelle IA m’aura valu une certaine adaptation, j’avais un peu trop l’habitude avec le 2017 d’attaquer à l’intérieur et de voir les adversaires limite se laisser faire, ici ce n’est plus possible d’attaquer de cette façon.

J’ai également eu l’impression que l’adhérence de notre voiture a été changé, je l’ai surtout remarqué à Francorchamps où passer le raidillon à fond est devenu pratiquement une mission impossible.

Un autre gros changement qui se remarque un peu moins vite, on a enfin l’arrivée des transferts, cela ajoute un réalisme qui n’est pas déplaisant, car bon, voir les mêmes pilotes dans les mêmes écuries pendant 3-4 ans c’est agréable mais pas sans défauts.  En effet, le seul point négatif c’est que les pilotes gardent leur casque et donc leurs sponsors, du coup voir un pilote avec un logo Mercedes rouler dans une Renault c’est souvent déconcertant.  Autre changement et non des moindres, les applications de nouvelles réglementations sur les modifications apportée sur notre voiture, ce qui entraîne parfois de revoir totalement les améliorations effectuées pour se mettre à jour la saison suivante.

Un truc que j’aimerai vraiment voir être amélioré est au niveau de la personnalisation du casque car même si on a un certain choix, il faut l’avouer ils ne sont pas spécialement sexys.  Je ne dirais pas non à un petit éditeur de casque qui pourrait notamment nous permettre d’ajouter des logos voire même des sponsors histoire d’ajouter un peu de réalisme.  Cela dit, c’est toujours agréable d’avoir un minimum de customisation surtout pour le multi-joueurs avec notamment la possibilité de modifier notre casque, combinaison et même notre monoplace.

 

   

Parlons d’un autre point qui a été lui aussi bien amélioré, les graphismes!  Vous serez heureux d’apprendre qu’il y a un gap assez grand (surtout depuis le 2017).  C’est d’autant plus flagrant sur des circuits comme celui de Yas Marina avec ses effets de lumière spectaculaires.  Les monoplaces sont toujours aussi détaillées, c’est un réel plaisir de se placer à l’intérieur de notre F1 préférée.  Le mode photo permet d’admirer le travail effectué sur ce F1 2019, car il faut bien l’avouer, à plus de 300 km/h on n’a pas vraiment le temps d’admirer ce qu’il se passe autour de nous.

La bande son est elle encore une fois puissante avec des sons de moteur bien représentés et très différents suivant l’écurie que vous pilotez, et je ne vous parle même pas des vieilles F1 qui sont équipées de bons gros V10 ou V12, un pur plaisir pour les oreilles.

En conclusion, Que vous soyez un fan acharné comme moi de F1 ou alors que vous avez simplement envie de tester cette discipline, n’hésitez pas et foncez, avec F1 2019, on tient ici certainement un des meilleurs opus de la série.  On tient clairement ici un épisode qui a bien évolué, chose assez rare dans ce style de jeu qu’il est important de le souligner.  Un opus qui brille grâce à un grand nombre de qualités qui ne devrait décevoir personne.