En tant que grand fan de la licence Borderlands, je suis bien évidemment heureux de voir débarquer une suite.  Cela dit, après avoir vécu une véritable purge avec le Pré-sequel j’avoue que j’avais une petite retenue pour la sortie de ce troisième opus, je n’avais pas envie d’être trop déçu.  Je fus très vite rassuré, tout est de retour comme dans le passé, l’humour, une tonne de références à la pop culture, du loot à foison et des boss ultra impressionnants, je n’en demandais pas moins!  Le retour du roi des shooter-looter est bel et bien là!

Côté scénario, on reprend à peu de  choses près, le même pitch que dans les précédents opus.  Pour faire rapide et sans spoils, on prend des chasseurs de l’arche, des clés à trouver et des gros vilains bien tarés pour leur barrer la route.  C’est simple mais toujours aussi efficace et malgré cette simplicité, l’écriture est toujours aussi agréable, fun à suivre et agrémenté de quelques petits rebondissements.  L’humour est omniprésent et pourra sembler lourdingue pour certains, maintenant il faut aimer ce genre d’humour.  Tout comme dans les précédents épisodes, notre voyage sera dépaysant, chaque planète a son style qui lui est propre et leur design est toujours à couper le souffle.  Vous allez régulièrement vous surprendre à souffler deux minutes entre quelques vagues d’ennemis pour contempler les paysages qui s’offrent à vous.

 

Pour le gameplay, on reprend tout ce qui a fait la force des Borderlands, du loot, de l’action non stop et un humour décalé qui fait toujours mouche.  On y ajoute quelques options fort sympathiques, comme une customisation de armes.  On peut bien évidemment toujours customiser notre personnage avec des cosmétiques qui se déverrouillent petit à petit et bien sûr, n’oublions pas les arbres de compétences liés à chaque personnage qui a au final un style de jeu bien différent.  

Pour tabasser la tonne d’ennemis et de boss qui se trouve sur notre chemin menant à l’arche,  nous avons quatre gais lurons prêts à en découdre.  Tout d’abord il y a Moze l’artilleuse et son mécha ultra bourrin, ensuite nous avons Amara le Sirène aux pouvoirs destructeurs, Zane l’agent spécial qui rappelle clairement Zero de Borderlands 2 dans son gameplay.  Pour finir il y a Fl4k le roi des bêtes qui fera office d’invocateur de monstres qui combattent à ses côtés.  L’arsenal mis à notre disposition est toujours aussi varié avec des combinaisons infinies d’équipements d’armes.

On a un nouveau choix lorsque l’on commence une partie, il concerne la distribution du loot : Soit en compétitif à l’ancienne, c’est-à-dire que tout appartient à tout le monde, il faudra se disputer, soit en mode coopération où là le loot est instancié et donc tout le monde a de quoi ramasser sur son chemin.  Une fois le mode histoire fini, à l’instar des points de brutasse, Borderlands 3 offre un large panel de nouvelles capacités à débloquer en montant nos niveaux de gardien.  En plus de ces niveaux de gardiens, lorsque l’on fini le jeu, on a bien évidemment droit au classique ng+ (dit chasseur ultime) mais à cela s’ajoute le mode chaos ajustable sur 3 niveaux qui ajoute des bonus comme un plus grand nombre de loot, mais également des malus comme des ennemis plus forts tout en leur ajoutant des boucliers supplémentaires.  Mais surtout, cela ajoute des modificateurs suivant la planète où l’on se trouve tels que des dégâts élémentaires qui tombent à zéro voir parfois des bonus balistiques et j’en passe tant la liste est longue.  Cela offre pas mal de possibilités pour un end-game bien remplit.  N’oublions pas non plus que les arènes de combats sont présentes et animées par Torgue en personne, autant vous dire qu’une fois le level 50 passé, on a de quoi s’occuper de longues heures.

 

   

Graphiquement, le rendu du cell-shading n’aura jamais été autant sublimé!  C’est superbe et très coloré, l’évolution depuis pre-sequel est plus que conséquente.  Les lieux visités sont ultra colorés et tous différents, on n’a jamais de sensation de redondance et c’est tant mieux.  Et comme je le disais plus haut, le design général est somptueux, personnellement, je ne m’en lasse pas.  L’effet cell-shading ayant bien évolué on se retrouve avec des personnages et des décors fourmillants de détails malgré un effet « simpliste » du à son style graphique.

La bande sonore est toujours aussi folle, les musiques sont toujours bien choisies en combat et l’ambiance sonore générale est franchement excellente.  Les doublages en vf sont encore très bons même si ils ont changé la voix de quelques personnages, c’est un peu déroutant au début mais on s’y fait très vite.

En conclusion, que tu sois fan de la licence ou que tu sois juste à la recherche d’un FPS action/RPG bien bourrin et fun à souhait, saute vite sur ce Borderlands 3.  Il n’est pas spécialement nécessaire d’avoir fait les deux premiers opus même si on y croise pas mal de têtes connues de ces derniers, il est évident que les avoir fait aide à s’imprégner un peu plus du lore mais ce n’est pas une obligation.  Maintenant les deux premiers ne coûtent vraiment pas chers, donc si vous voulez vous mettre à fond allez-y foncez!  En tout cas, à lui seul Borderlands 3 procure une dose de fun incroyable.  On pourra certes lui reprocher de ne pas être très original, mais le fun est là et la recette fonctionne toujours aussi bien.  Les longues heures de jeux à castagner des boss pour choper le loot légendaire parfais va remplir pas mal de mes soirées.

Ah oui, avant de terminer cette conclusion, un grand merci à Gearbox de garder un système économique sain et propre sans micro-transaction, c’est tellement rare en ce moment que je me devais de le souligner!