J’avais plutôt bien apprécié le précédent opus Wildlands et son changement radical en monde ouvert qui offrait un gameplay assez différent des autres Ghost recon.  Ce Ghost Recon Breakpoint reprend du coup ce même gameplay en monde ouvert, en y ajoutant quelques mécaniques tirés de the Division qui, perso, me plaisent mais ça ne sera sûrement pas le cas pour tout le monde.  En tout cas, c’est avec plaisir que je suis parti explorer l’île d’Aurora

Au départ, notre Ghost était parti pour une simple mission de reconnaissance sur Aurora.  La mission tournera très vite mal lorsque notre hélicoptère se fera abattre par une nuée de nano-drones.  L’enquête sur cet archipel montrera très vite que les entreprises de hautes technologies sont sous l’emprise d’une entité malveillante.  On y retrouve très vite nos ennemis jurés, les Wolves, ce groupe d’anciens para-commandos mené par notre ancien frère d’arme, le colonel Walker.  Cette troupe se voit maintenant dotée de technologies aussi avancées que nous, voire plus avancée.  Les combats deviennent de plus en plus ardus à mener et votre plus grosse hantise sera de croiser les drones sur-armés qui ne feront qu’une bouchée de votre peau si vous ne vous préparez pas au combat.  Bienvenue au coeur de cette île hostile bourrée de technologies!

 

Le gameplay de ce Ghost Recon Breakpoint n’a pas fondamentalement changé mais s’est vu ajouté tout un tas de petites idées reprises d’autres titres d’Ubisoft.  On a notamment maintenant un système de loot avec les même codes couleurs que Division.  L’arbre de compétence est toujours présent avec quatre classes à choisir (on pourra par la suite switcher d’une à l’autre à souhait), le feeling des armes est également le même que celui de Division avec par contre ici la possibilité de réussir des headshot d’une balle.

L’infiltration et la discrétion est toujours au cœur du gameplay, l’ia a de bonnes techniques bien fourbes pour te faire sortir de ta planque en te chassant et te contournant.  Par contre parfois l’IA a des comportements qui m’ont un peu fait rager, le pire étant lorsqu’elle te repère alors que tu es à 400m avec un silencieux et sait directement où tu es juste en voyant un cadavre sur le sol.

Une bonne idée dans ce titre mais qui n’a vraiment pas été mise en avant, c’est son petit coté survie, tout y est, mais rien n’est utilisé à 100%, on peut craft tout un tas d’objets pour s’aider dans nos combats, mais personnellement j’ai dù le faire une ou deux fois à tout casser dans ma partie.  Pareil pour les bivouacs qui auraient pu servir de point de ralliement pour gérer nos futures attaques, ils ne servent au final que de point de TP où on prend le boost d’xp pour monter nos levels plus rapidement.  Sans oublier les blessures qui m’avaient surpris dès le début du jeu avec la possibilité de se faire un bandage au risque de boiter est au final très anodin.

En tout cas, en terme de contenu, on a vraiment de quoi s’occuper de très longues heures, aussi bien du côté des missions principales ou secondaires que des missions annexes, on en a peut-être même un peu trop, on est vite submergé par une tonne d’objectifs et informations en tout genre sur la map.

 

   

Graphiquement superbe, on a un large monde bourré de détails, techniquement parlant, il n’y a pas trop d’alliasing et la distance d’affichage est vraiment énorme.

La map est très grande, même si légèrement plus petite que dans Wildlands, elle n’en est pas moins fournie en lieux intéressants à visiter.  J’aurais par contre aimé que le jeu nous pousse un peu plus à l’exploration, j’ai eu l’impression de louper des lieux intéressant juste parce qu’on utilise instinctivement l’hélicoptère pour nos déplacements.  On a par contre quelques petits bugs parfois gênants, comme être éblouit par le soleil dans la lunette de notre snipe alors qu’il est dans notre dos ou alors de voir notre personnage bloqué dans une texture.

La vf, comme souvent chez Ubisoft est plutôt bonne même si parfois ça manque d’intonation, certains doubleurs n’étaient pas à fond dans leur rôle.  Concernant la musique, elle est très discrète et s’oubliera très vite.

Au final, on se retrouve avec une suite de Wildland qui ressemble à un jeu hybride de Ghost Recon et de The Division.  Personnellement, ça ne me dérange pas trop car ils ont ajouté des éléments de gameplay qui me plaisent.  Mais il ne faudrait pas qu’ils se perdent de trop à mixer leurs titres, on risquerait de perdre l’identité des jeux et on aurait du coup l’impression de clairement toujours jouer aux mêmes jeux.  Cela dit, si vous aimez la coop et que vous avez apprécié Wildlands et the Division, ce Ghost Recon Breakpoint devrait vous plaire.  Par contre je ne peux pas passer à côté d’un réel point noir dans ce joli tableau, les micro-transactions qui sont vraiment trop nombreuses et je vous jure que de passer de Borderlands 3 où il n’y en a pas du tout, ça fait un sacré choc!