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La licence Mafia c’est avant tout une ambiance, un environnement qui nous plonge au coeur d’une époque et d’un lieu généralement culte.  Tout un univers souvent construit autour de notre héros avec lequel tout s’emboîte parfaitement et où le sens du détail a une place importante.  Mafia 3 y arrive presque mais l’ambiance est cassée par des petits détails qui feront grincer les dents des fans des premiers opus.  Du coup je vais vous expliquer pourquoi ces petites imperfections m’ont énervé et pourquoi malgré tout je m’amuse sur ce Mafia 3.

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Le gros point fort de la série Mafia est son scénario en béton armé et pour moi, ce Mafia 3 remplis très bien son rôle lui aussi, une petite perle qui fait que l’on est réellement plongé dans les années 60, tout est fait pour qu’on se sente dedans, cela passe par la radio et les véhicules d’époque sans oublier les réactions des différents passants qui ne cesseront de vous rappeler qu’être un black dans les années 60 c’est vraiment moche, on se fait insulter à chaque coin de rue.  L’ambiance est au rendez-vous et vous le remarquerez très vite, Mafia 3 est vraiment prenant et pourtant ce n’était pas gagné d’avance avec un déroulement des plus basique sur fond d’histoire de vengeance.

L’histoire démarre avec Lincoln Clay et débute en 1968 sur un braquage de banque.  Très vite après ce casse il va se retrouver dans sa planque avec sa famille de substitution et son ami d’enfance, c’est là que le drame commence.  Sa famille est tuée de la main du baron de la mafia locale et Lincoln est laissé pour mort avec une balle logée dans sa tête.  Afin d’assouvir sa soif de vengeance, notre héros va s’allier avec trois lieutenants de la pègre locale (Cassandra, Burke et Vito qu’on a pu déjà croiser dans Mafia 2) qui ont eux aussi envie de voir tomber cette mafia Italienne, comme le dicton le dit, l’ennemi de mon ennemi est mon ami ;) .

Tout au long de notre avancement, on a droit a des cinématiques sous forme de procès racontant les périples de Lincoln, J’ai adoré ce style de narration, ça nous donne un autre point de vue qui rend vraiment bien avec l’ambiance de Mafia.

Par contre là où le bas blesse, c’est sur la répetitivité des missions, on fera toujours la même chose, en gros pour prendre un territoire il faudra faire un certain nombre de dégâts, pour ce faire vous devrez tuer des lieutenants, détruire ou voler du matériel et interroger des hommes de mains jusqu’à ce que le capitaine de la zone sorte de sa cachette.et vous répèterez cela pour chaque secteur, toutes ces missions ne sont malheureusement pas scénariées, ces « petites » missions vous amènes à chaque fois sur un final plutôt bien mis en scène pour tuer le big boss de la zone, du coup c’est un peu triste de devoir faire autant de missions pas toujours intéressantes pour enfin arriver sur les missions scénarisées qui nous intéresse le plus.

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Concernant le gameplay, j’ai adoré la conduite qui m’a directement rappelé celle de Driver, arcade avec des virages qui se négocie tout en dérapage.  D’ailleurs, en parlant de conduite, les courses poursuites sont vraiment plaisante à négocier grâce à un système de tir qui se lock sur certaines parties du véhicule adverse ou sur le pilote si vous voulez semer vos adversaires au plus vite.

L’I.A. est vraiment basique et on trouvera très vite leurs faiblesses, on profitera rapidement de ces lacunes lors des phases d’infiltrations.  Même dans les Gunfights elle n’est pas très futée, autant parfois je suis surpris de voir certains ennemis se planquer et passer d’un abris à l’autre autant à d’autres moments elle fait vraiment n’importe quoi et te rush au visage fusil en main.

Il y a cependant pas mal de petites choses qui manquent dans Mafia 3 et qui attristeront ceux qui comme moi sont fans des deux premiers épisodes; la customisation des voitures a totalement disparue, l’ia de la police est revue à la baisse, d’ailleurs c’est certainement le comportement de la police qui m’a le plus attristé dans ce Mafia 3 par rapport aux précédents opus, ici fini les arrestations pour port d’arme ou excès de vitesse, exit les pots de vins pour s’en sortir, maintenant la police agit comme dans un GTA et te tire directement dessus, même un simple accrochage avec une autre voiture alors qu’un agent est proche de vous tourne de suite en fusillade, vraiment moche tout ça.

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graphiquement Mafia 3 est loin d’être aussi moche que ce que la plupart en dise, certains quartiers sont vraiment beaux et vivants avec de chouettes jeux de lumières.  Il y a par contre quelques bugs graphique assez dérangeants (jeu de lumières et ombre des nuages foireuses pour ma part), techniquement, autre chose impardonnable, mis à part l’alliasing très présent, c’est la qualité générale de la pluie, une honte surtout qu’on est plongé dans une région où il pleut très souvent!

Gros point fort de ce Mafia 3 c’est l’ambiance sonore, tout y est pour que l’on se sentent plongé dans les années 60, les musiques nous plonge dans une époque lointaine où le rock et le blues étaient au top des charts.  Une BO du feu de dieu qui est juste magnifique, pour moi il n’y a pas un seul titre à jeter de cette playlist.  Concernant les doublages, ils sont vraiment bon les voix collent parfaitement avec le charisme de chaque personnage.

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En conclusion, quitte à me faire passer pour l’avocat du diable, j’ai passé de très bons moments (ce n’est pas mon nombre d’heures de jeux qui me contrediront) et je vais passer encore pas mal d’heures dessus pour boucler les quêtes secondaires.  Malgré tout il a quelques tares impardonnables au niveau technique et pas mal de choses absentes qui font qu’au final ce Mafia a tout de même un arrière goût de déception par rapport aux chefs d’oeuvres que sont les deux premiers Mafia.  Malgré tout, je pense sincèrement qu’à un petit prix ce Mafia 3 en vaux la peine, il a juste subit un gros massacrage dans les règles de l’art  pas toujours justifié car au final l’ambiance est bel et bien présente et l’histoire est bien ficelée.