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Les premiers volets de Gears of War ont clairement marqués la Xbox 360 et l’arrivée de ce Gears of War 4, 10 ans après la sortie du premier, risque fort bien de marquer un nouveau pan dans l’histoire de la Xbox One avec très certainement une nouvelle trilogie qui se profile.  Je ne vais pas y aller par quatre chemins, cette licence revient en force et s’impose à nouveau comme licence phare, le roi est de retour et c’est LE jeu à posséder à tout prix par tout les possesseurs de Xbox One!

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Dans ce Gears of War 4 nous incarnons J.D., le fils de Marcus Fenix, un jeune rebel qui essaye de trouver sa place dans la société mais qui n’en fait qu’à sa tête et qui a le don de se mettre dans de beaux draps, il est accompagné de Del un de ses amis d’enfance, Oscar un ancien membre des Gears qui est son oncle et Kait qui tout comme Oscar fait partie des Parias.
L’histoire se passe 25 ans après la fin de la guerre contre les Locustes, si vous vous rappelez, nous avions éradiqué toute trace de Locustes sur terre grâce à la bombe de lumière, on retrouve d’ailleurs un résumé expliqué dans les grandes lignes sous forme de flash back.  25 années c’est long, très long même et il peut se passer énormément de chose durant ce temps, on remarquera rapidement que la CGU a créé une société qui ressemble plus à une dictature qu’à un état où tout le monde a le droit de vivre sa vie, ici les méchas ont remplacés l’homme pour les tâches dites dangereuses et les femmes sont pratiquement forcées à jouer le rôle de reproduction pour la survie de l’espèce humaine, car après avoir frôlé l’extinction, l’humain se fait rare.  Du coup on comprend assez vite pourquoi des groupes rebelles surgissent de cet état autoritaire et quelque peu malsain.  Au début de notre périple nous avions comme simple mission de ramener le fabricator (une espèce d’imprimante qui nous permet de fabriquer tout un arsenal), chose qui parait simple sauf lorsque l’on se met l’autorité sur le dos, du coup c’est à coup d’attaque de méchas armés que l’on va essayer de se frayer un chemin.

Après cette introduction, on se retrouve rapidement dans le village où vivaient JD et ses amis qui se fera attaqué par d’étranges créatures qui vous feront de suite penser aux Locustes et ce n’est pas pour rien lorsque l’on sait d’où vient cette nouvelle menace, ce jeune groupe n’ayant jamais vu de Locustes de leur vie, J.D. décida d’aller chercher l’aide de son père.  Je ne vous en dirais pas plus, à vous de découvrir le fin mot de cette nouvelle histoire.

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Depuis le dernier Gears, le gameplay n’a pas beaucoup changé, on reprend directement ses marques, le jeu est toujours aussi bourrin et on passe d’une couverture à l’autre pour dégommer du Locustes, d’ailleurs j’ai trouvé le système de couverture légèrement plus fluide que par le passé.  Dans Gears of War 4, oubliez la subtilité et foncez dans le tas, mais pas trop surtout si vous jouez en dément car là le moindre coup ne pardonne pas!

Quelques nouveautés se sont tout de même glissées dans ce jeu aux rouages déjà bien huilés, des nouvelles armes comme le Tri-shot, un efficace pompe qui a une énorme cadence de tir,le fusil Markza, mon petit préféré est une arme qui tir au coup par coup avec une très bonne précision pour finir dans les armes qui m’ont marqué, le Buzzkill, un lanceur de scie circulaire qui est très redoutable.  Quelques nouveaux ennemis s’ajoutent également au bestiaire déjà bien fournis de cette licence.  Là où le jeu innove vraiment, c’est au niveau de l’interaction avec le décor, à de nombreuses reprises on a la possibilité de tirer sur certains éléments pour déclencher une réaction en chaîne pour éliminer des groupes de Locustes.

Concernant le multijoueur de Gears of War 4, il fait son taff même si ce n’est toujours pas ma tasse de thé (dans le style matchmaking, je suis plus FPS que TPS), je préfère de loin le mode horde sur les Gears.  Il offre toutefois un bon nombre de mode de jeu inédit qui sont très intéressants, notamment le mode Dodgeball dans lequel un kill ennemi rapporte une résurrection alliée, autant vous dire de suite les retournements de situation sont fréquents ici, le mode course à l’armement dans lequel on nous donne une arme de départ et elle change à chaque kill, ce mode est clairement inspiré de celui des COD sauf qu’ici le changement se fait pour toute l’équipe, ensuite le mode escalade qui est un mode capture de zone et le mode gardien qui est vraiment cool, on doit ici protéger notre gardien, l’objectif est bien sûr de le protéger et de tuer le gardien adverse, si celui-ci est tué, les résurrections sont stoppées.  Chose agréable, j’ai vraiment aimé le fait qu’on puisse transformer ce pvp en mode coop à cinq joueurs contre des bots.

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Graphiquement qu’on se le dise de suite, Gears of War 4 est juste une pure tuerie et se positionne très clairement comme l’un des plus beau jeu de la Xbox One.  Je me suis pris le même genre de claque que lorsque j’ai joué au tout premier Gears, le genre qui te laisse une bonne trace sur le visage pour te dire, regarde et observe.  Dommage que tout les jeux ne subissent pas le même lifting.  En tout cas je n’ai aucun reproche à lui faire du côté technique, le jeu est très fluide, on observe quasiment pas d’alliasing et les textures sont tellement fines et détaillées que je me suis surpris à m’arrêter de temps à autre pour observer le décor, chose assez rare au final dans un gears vu que d’habitude c’est assez sombre.

concernant la bande son, elle est aussi magistrale, les doublages en VF sont parfaits mais bon ça c’était déjà le cas dans les précédents opus.  Les musiques quant à elles, elles accompagnent parfaitement l’ambiance générale du jeu.

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En conclusion, j’avais peur que cette nouvelle équipe soit fade et totalement dénuée d’intérêt et je suis heureux de voir que ce n’est pas du tout le cas, l’ADN originel de la série est bel et bien présent dans ce Gears of War 4.  Une excellente cuvée de sang qui nous est offerte avec un très bon mode histoire et une grande variété de mode multijoueur.  En gros ce Gears est un must have à ne pas loupé, si vous ne savez pas quoi donner à manger à votre Xbox One glissez lui une bonne galette de locustes, elle adorera ça tout autant que vous!