Metro, une série qui aura marqué un grand nombre de joueurs, moi y compris, dès la sortie du premier épisode.  Sa difficulté et son côté sombre en aura rebuté plus d’un, mais les plus acharnés auront pu découvrir une série de jeux riches et vraiment bons.  Si vous n’avez jamais joué à cette série, même si le premier épisode a près de 10 ans, il vaut vraiment le coup d’oeil et le jeu en lui même n’a pas pris une ride!  Metro Exodus tente une nouvelle approche, est-ce que le paris est réussit?  Pour moi je ne vous le cache pas, c’est un grand oui, ça ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il a le mérite de se renouveler.

Metro Exodus se passe en 2036 peu de temps après Metro Last Loght.  Artyom est persuadé qu’il y a de la vie à l’extérieur et passe ses journées à chercher des sources d’émissions à la radio.  Son obstination n’aura pas été vaine et, sous les yeux ébahis de sa femme qui l’accompagne, il finira par voir un train en parfait état de marche avec certainement un équipage à son bord.  S’ensuit alors un long périple à bord de l’Aurora pour retrouver d’autres survivants et reformer une colonie à la surface loin du danger et de l’horreur des tunnels du métro.  Durant notre voyage qui passera par des décors très différents tel qu’un désert, une forêt ou un grand marécage, nous croiserons des factions plus ou moins hostiles contre nous, mais pas toujours réellement méchantes.  Il n’en tiendra qu’à nous de décider de leur sort et de la voie que nous allons suivre pour finir notre mission.  Une histoire qui continue sur sa base de « survie » toujours aussi bien écrite et qui arrive à plutôt bien s’étoffer du fait que l’on n’est plus enfermé dans le métro.  Cela dit, j’aurais tout de même aimé qu’on approfondisse un peu plus l’histoire des différents clans que l’on croise sur notre route, on ne reste pas assez longtemps avec eux pour en apprendre assez sur leur vie.

 

   

Pour le gameplay, on reste sur du FPS surtout axé infiltration si vous jouez dans les difficultés les plus hautes.  En facile, on peut clairement y aller à la bourrin, les ennemis ne font pas très mal et les munitions coulent à flot.  Mais pour moi ce n’est clairement pas l’approche du jeu qui me sied.  D’ailleurs, le jeu nous pousse vraiment à jouer discret en tuant le moins d’humains possible (les mutants ne comptent pas).  Si vous avez fait les premiers opus, vous savez pourquoi je dis cela.  En effet, pour obtenir la « bonne » fin, il faudra se montrer digne et ne tuer personne, ce qui implique de ne pas se faire voir et y aller molo avec la gâchette.  Par contre, le jeu souffre d’un réel soucis d’IA, parfois tu passes limite sous leurs yeux elles ne nous voient même pas alors que d’autres fois on est à des dizaines de mètres des ennemis en pleine nuit et ils te captent en deux secondes, c’est un peu à cause de ça que je n’ai pas eu la bonne fin, ma patience aura eu ma peau!
On a malgré tout un arsenal qui est toujours aussi étoffé avec, comme auparavant, la possibilité de les customiser et ainsi améliorer considérablement leurs efficacités.  Par contre, vous remarquerez très vite que dans cet épisode, il est vraiment plus simple d’améliorer au maximum nos armes grâce au fait que maintenant on puisse récupérer toutes les pièces sur les armes des ennemis.  Le réel gros changement dans ce Metro Exodus vient dans son approche grâce à son monde semi-ouvert.  On change complètement de style par rapport aux deux premiers opus, fini la claustrophobie et bonjour les grands espaces nous permettant de choisir par où nous allons commencer.

 

Graphiquement superbe, je n’ai vraiment rien à reprocher à ce Metro Exodus!  Les différents lieux visités sont riches en détails et offrent des panoramas qui vous donneront envie de vous poser et de contempler le paysage qui s’offre à vous.  Certes vous me direz qu’il y a eu un downgrade depuis l’E3, mais il est tellement minime surtout sur PC qu’on n’a vraiment pas à se plaindre.  Les jeux de lumière m’ont également ébloui plus d’une fois.  On ressent également le stress monter en nous dans les phases renfermées dans la pénombre avec pour seule lumière notre petite lampe de poche, bon ce stress s’estompe très vite une fois les lunettes de visée nocturne trouvées!

La bande son est plutôt réussie, très peu de musiques mais à chaque fois elles sont bien placées.  La VF quant à elle est assez moyenne, autant certaines voix sont plutôt  bonnes avec un bon charisme, tandis que d’autres n’ont aucune intonation, certains doubleurs n’étaient clairement pas en forme lors de l’enregistrement.  Cela dit, dans l’ensemble je ne l’ai pas trouvé trop désagréable.  Par contre, ce qui m’a réellement dérangé et qui pourtant ne m’avait pas choqué dans les deux épisodes précédents, c’est le mutisme d’Artyom!  Le gros soucis c’est que cette fois-ci, on a de vrais dialogues avec des personnes qui nous posent des questions, c’est vraiment frustrant de voir notre perso rester muet face à son interlocuteur, on a trop souvent des gros blancs.

En conclusion, Metro Exodus est une petite pépite qui est super beau mais qui offre également une durée de vie considérable avec lequel j’ai pris énormément de plaisir à jouer et surtout à revoir nos bons vieux camarades qui se terraient dans les tunnels du métro de Moscou.  Je ne peux que vous conseiller ce jeu!  par contre si vous n’avez pas fait les deux premiers épisodes, je vous conseille tout de même de les faire, déjà parce qu’ils en valent la peine, mais aussi pour bien comprendre l’histoire d’Artyom et ses amis.  Je n’ai au final qu’une envie tenter une seconde run et réussir la bonne fin (et par la même occasion grappiller quelques succès).