Avec The Evil Within, le survival-horror, un style de jeu que beaucoup croyaient mort est de retour, et ceux qui attendaient un grand retour de ce style vont adorer.  Vous aurez ici un subtil mélange de stress et d’horreur le tout dans un univers glauque à souhait digne des meilleurs films d’horreur.  Pensez à vous armer de patience et de courage pour affronter les dangers qui vous attendent, bon quelques balles de shotgun et des seringues de soins ne seront pas de trop non plus ;).

 

Dans The Evil Within, nous incarnons Sebastian Castellanos, simple enquêteur en service sur une scène de crime, sauf que…  Il se retrouve face à une véritable boucherie dans un hôpital psychiatrique qui ne donne pas envie d’y rester plus de dix secondes tant l’atmosphère y est pesante.  Sebastian se retrouve malgré lui sous l’emprise d’une force obscure, la seule chose qui lui restera à faire dans ce monde où les lois de la physique et de la réalité n’ont plus vraiment cours est de fuir et de survivre du mieux qu’il le pourra tout en essayant de comprendre ce qu’il lui arrive.  Une chose est certaine, l’horreur pour lui ne fait que commencer.

L’ambiance est de suite placée, notre héro va en chier et on sera témoin de pas mal d’horreur devant nos yeux!

   

Coté gameplay, je ne peux pas dire que The Evil Within m’ait vraiment plus, quelques petites choses ont fait que j’ai eu du mal à accrocher à ce titre. Tout d’abord les fameuses bandes noires en haut et en bas de l’écran, qu’on ne vienne pas me dire que c’est pour donner du style au jeu.  Non, c’est juste un cache misère histoire d’avoir un jeu correct avec un vieux moteur graphique, mais qui nous empêche en plus d’avoir une bonne visibilité.  A cela on ajoute la lourdeur d’un personnage tout droit sortit d’un vieux Resident Evil et on a de quoi nous faire enrager plus d’une fois, non pas parce que le jeu est difficile, mais parce qu’on contrôle un trente tonnes!  Par contre on constatera vite qu’après quelques heures de jeux on oublie ces détails, mais je reste sur ma position, le jeu gagnerai en visibilité sans ces fichues barres!

A coté de ça il a de très bonnes idées, comme par exemple le fait de devoir brûler nos ennemis pour être certain qu’ils ne relèvent pas, tout en sachant que notre stock d’allumettes est en quantité très limité!  La furtivité joue un rôle très important dans The Evil Within,  ne pensez pas finir le jeu comme un bourrin, on n’est ni dans Residen Evil 4 ni dans le 5, restez accroupi et prenez vos ennemis par surprise histoire d’économiser un maximum de munitions pour les combats de boss, ces derniers sont vraiment costauds!  Se mettre en position discrète vous permet également de passer à côté de certains pièges sans les déclencher et ensuite essayer de les désamorcer pour récupérer quelques précieuses pièces pour la fabrication de carreaux d’arbalète.  D’ailleurs, pour moi l’arbalète est clairement la meilleure arme du jeu une fois améliorée à fond avec ses différents carreaux (explosifs, incapacitants, aveuglants,…), les autres armes semblent tellement inutiles à côté, surtout le snipe!

   

The Evil Within, possède néanmoins un certain cachet visuel, c’est indéniable.   Pour ceux qui s’en rappelle, on se rapproche très fort de Resident Evil 4, les tons très gris, limite noir et blanc renforce le côté horreur du jeu.  Il y a bien quelques phases en extérieur bien éclairées, mais ça sera rare donc profitez bien du décor!

Le bestiaire est très en accord avec le coté glauque du jeu et qui plus est, il est très varié, il n’y a plus rien d’humain en eux c’est certain.  Les boss quant à eux sont assez impressionnants avec certains qui sont même invincible et vous one-shot directement, autant vous dire il faudra réfléchir à trouver comment fuir ou piéger ces monstres le plus rapidement possible.

Par contre, techniquement on est loin de ce qu’on pourrait attendre d’un jeu next-gen.

L’ambiance sonore est stressante à souhait, on est ici un peu dans la même ambiance que j’avais pu avoir dans Alien : Isolation, les cris des ennemis en plus.  Tout est fait pour que l’on se sente en danger, des grincements de portes aux bruits de chaînes, par contre le doublage français manque un peu de pêche.  La seule musique un peu apaisante que l’on a, c’est lorsque l’on se rapproche d’un point de sauvegarde, une petite mélodie au piano vous accueillera dans un lieu un peu plus serein et calme.  D’ailleurs en plus d’être un lieu où l’on peut sauvegarder cela serra également l’endroit pour modifier les capacités de notre personnage et il en aura bien besoin car on est pas avec un rambo dans les mains!

Au final, je suis certain que The Evil Within plaira aux fans du genre survival-horror, ce n’est pas parce que je n’ai pas plus aimé que ça, que ça en fait un mauvais jeu et loin de là.  The Evil Within a énormément de qualité surtout pour ceux qui ont l’habitude de ce style de gameplay, surtout que vous en aurez pour votre argent car il est très long et certains chapitres vous prendront plusieurs heures de jeu.  Je rajouterai également que c’est typiquement le genre de jeu qui vous donne envie d’avancer et d’en découvrir plus afin de savoir ce qu’il se trame dans cette horreur, et ce n’est pas l’ambiance glauque et malsaine qui arrêtera votre investigation.

Une chose est certaine, vous ne sortirez pas indifférent de cette expérience.