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Il aura fallu une dizaine d’années pour voir arriver un reboot à Prey ce jeu qui nous aura retourné le cerveau avec son gameplay qui était très sépcial et innovateur.  Ce reboot a de suite attiré mon attention dès les premières images et je dois avoue que j’ai été conquis dès les premières minutes de jeu sur la demo, vous vous en doutez qu’une fois le jeu sortit j’avais hâte de pouvoir plonger réellement dans cette grande aventure.

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Une fois notre personnage choisit (on a juste le choix entre une femme ou un homme , aucune personnalisation possible), notre personnage se réveille dans son appartement.  Tout démarre bien, on est là juste pour effectuer quelques tests.  Mais vous vous en doutez rien ne va se passer comme prévu.  Arrivé au dernier test un mimic apparaît et attaque un des scientifiques, à cet instant un gaz envahit la pièce où vous vous trouvez et vous tombez dans les pommes.  On se réveille soudainement le même matin, on est en 2032 et c’est à cet instant que le drame démarre et que l’histoire prend place.  On s’est en réalité réveillé sur Talos 1, une station spatiale Américo-Russe sur laquelle se passe des expériences sur les neuromods, des implants permettant d’améliorer les capacités de l’homme.  Vous remarquerez rapidement que toute la station est envahie de Typhons, une espèce d’alien intelligente qui a la capacité d’évoluer et de s’adapter.  Au fil de votre aventure, vous en apprendrez un peu plus sur ce qu’il s’est passé sur Talos 1 et comment cette catastrophe a démarré.  Durant votre périple, vous croiserez quelques survivants, ils sont peu nombreux mais pourront vous aider (ou pas).  A certains moments vous aurez également des choix plus ou moins cruciaux sur l’avancement, d’ailleurs sachez qu’il y a quatre fins différentes.

Prey nous offre une fin magistrale qui donne en plus envie de recommencer pour voir ce qu’il se serait passé en faisant d’autres choix, je ne vous en dit pas plus!

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Avec un gameplay très accessible, Prey offre tout de même un grand nombre de subtilités.  Tout d’abord grâce à son système de leveling qui se passe par le biais des neuromods que vous trouverez un peu partout sur Talos 1 en quantité limitée ou en les fabriquant vous même.  Les branches de capacités sont divisées en deux parties, une première qui est axée sur des capacités « humaines » qui regroupent tout ce qui touche aux capacités propres à votre perso comme sa santé, sa force ou son endurance.  L’autre partie est plus exotique, elle consiste à choisir des améliorations « alien » comme la possibilité de vous « transformer » en n’importe quel objet, utiliser des pouvoirs psychiques voir même produire des champs de forces, en gros on devient vite un surhomme.  Ensuite vient l’arsenal qui est assez complet; on démarre avec une clé à griffe, pour rapidement se retrouver avec d’autres armes plus exotiques comme le canon glue qui éjecte une substance qui durci rapidement, très pratique pour immobiliser un ennemi mais également pour atteindre des zones difficiles d’accès en vous façonnant des points d’accroches pour escalader des parois.  Finalement, viennent les armes plus traditionnelles comme le pistolet et le shotgun.  Pour accompagner ces armes, vous aurez également quelques grenades bien pratiques dont la grenade recyclante qui recyclera tout dans son rayon d’effet et quand je dis tout c’est tout, même vous!

Pour survivre à bord de Talos 1, il faudra faire preuve de prudence et surtout fouiller les moindres recoins surtout au début, tout peut servir, même la vieille peau de banane qui traîne sur un bureau.  En effet, vous trouverez régulièrement des machines permettant de recycler tout votre bric à brac.  Avec la matière première créée, vous pourrez vous fabriquer tout un tas d’objets dans une espèce d’imprimante 3D géante, cela va des munitions, aux armes et même des neuromods qui vous permettront de faire évoluer votre personnage au maximum.

Par contre comme je le disais plus haut, arrivé plus ou moins à la moitié du jeu, on devient assez rapidement un surhomme, on a un arsenal plus que puissant et notre personnage devient très résistant.  C’est assez déroutant car le début du jeu est vraiment hard dans la difficulté la plus haute pour au final rouler sur tous les ennemis.

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Graphiquement, Prey est plus que correct hormis quelques petits soucis de textures qui se chargent parfois tardivement, je n’ai noté aucun soucis.  Mais au delà de l’aspect purement technique, c’est la direction artistique accompagnée d’un level design réalisé aux petits oignons qui m’a le plus marqué.  D’ailleurs la séquence où l’on découvre que l’on est sur une station spatiale et que l’on voit enfin le vide de l’espace à travers des grandes baies vitrées m’a de suite rappelé le premier bioshock et la découverte de l’océan à travers les vitres.  Tout est fait pour que l’on ressente une sensation oppressante sur Talos 1 et on peut observer comment chaque cadavre a pu tenter désespérément de s’enfuir face à la menace qui a envahi les lieux.  D’ailleurs à défaut d’être effrayant, Prey vous rendra parano dès votre première rencontre avec un mimic, je vous laisse le plaisir de le découvrir ;) .

Concernant l’ambiance sonore je n’ai rien à lui reprocher, on est clairement plongé dans une ambiance bien stressante, par contre la musique techno/electro qui s’emballe parfois pour rien, ça, j’avoue que ça m’a un peu gonflé surtout que tout le reste colle parfaitement à l’ambiance du jeu.  Les doublages en français sont très bons, en tout cas moi je les ai apprécié, ils collent au perso et à la situation, juste quelques soucis de synchronisation labiale.

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En conclusion, pour moi Bethesda tient là un sérieux concurrent au titre de GOTY 2017, Prey est super dans de nombreux points.  Un savoureux mélange de RPG et de FPS qui m’a directement séduit, un joli petit chef d’oeuvre sur lequel vous devez absolument jouer.  Il m’aura fallu un peu plus de quarante heures pour le finir en fouillant bien et en finissant un maximum de quêtes secondaires, autant dire qu’on en a pour son argent d’autant plus qu’il a une bonne rejouabilité.  Franchement, n’hésitez pas et foncez, vous ne le regretterez pas.